Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

Articles Récents

Liens

18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 03:42

Source:

lapresse.ca

Publié le 14 mai 2011 à 06h00 | Mis à jour le 14 mai 2011 à 20h31

À 35 ans, Hugo D'Andrade a quant à... (Photo: Marco Campanozzi, La Presse)

Agrandir

Photo: Marco Campanozzi, La Presse

À 35 ans, Hugo D'Andrade a quant à lui opté pour une franche reconversion. Il quitte sans amertume le monde de la pétrochimie.

Imposant vestige de l'industrie pétrochimique de Montréal-Est, la raffinerie Shell a longtemps semblé résister aux aléas de l'économie. Pourtant, en juillet 2009, l'impensable se profile. Radio-Canada annonce la fermeture probable de la raffinerie, où travaillent 490 cadres et syndiqués. Chez les employés, l'incrédulité succède au choc. Un an et demi plus tard, la raffinerie entame sa mue en terminal d'importation. Après la fermeture de la raffinerie, La Presse a rencontré certains anciens employés. Ils se souviennent d'un monde aujourd'hui disparu.

«J'appelais ça la planète Shell.» Murielle Boislair a vécu toute sa vie professionnelle chez Shell. Presque par hasard: c'est d'abord pour une courte durée que cette préposée à la logistique y fait ses premières armes, en 1977. L'atmosphère de l'entreprise et les bonnes conditions de travail la convainquent rapidement d'accepter une permanence. Au cours de sa carrière, elle quitte Shell à plusieurs reprises, mais finit toujours par y retourner. Pour toujours, croit-elle en 1997: «Nous, quand on entrait dans une compagnie, c'était à la vie, à la mort.»

Ses indemnités de départ ne lui permettant pas de prendre sa retraite, Murielle a dû trouver un nouveau travail. À 58 ans, le deuil des années Shell n'est pas encore fait. «La page n'est jamais tournée, explique-t-elle. J'étais en haut de l'échelle, mes connaissances étaient acquises. Maintenant, je dois tout recommencer. Je n'avais jamais eu le blues du dimanche soir. Maintenant, je connais ça. Je peux te dire que j'ai pleuré! Quitter Shell, c'est comme un divorce. Et encore, j'en ai vécu un, et ça, c'est pire.»

«Seul avec le renard et deux ratons laveurs»

 

Michel Vinet a été opérateur pendant 25 ans à la raffinerie Shell. Il occupe l'un des rares postes conservés dans le nouveau terminal d'importation. Il peine toujours à croire à sa chance. «C'est comme si on m'avait donné un gratteux», illustre l'homme de 48 ans. La diminution de salaire prévue en 2013 et la perte de 10 à 15% des congés payés ne suffisent pas à le faire douter de sa veine. «C'est le meilleur des mondes», répète-t-il.

Shell n'a pas encore obtenu le permis de démanteler les installations de la raffinerie. Le soir, les bâtiments silencieux prennent des allures de bateau fantôme. «Géographiquement, on est à la même place, c'est les mêmes employés, mais on est amputés à 90%. C'est un environnement très différent, décrit Michel Vinet. La nuit, quand tu fais tes rondes, t'es vraiment seul avec le renard et deux ratons laveurs. On est quatre en ce moment, mais on va être deux, puis seul.»

L'homme, tout en muscles, n'est pas du genre à se laisser aller à la mélancolie. Au contraire. «Veux, veux pas, nous, les Québécois, on est une société de chialeux. On chialait dans notre bonheur, et on le savait même pas. J'avais au-dessus de 13 semaines de vacances par année, j'avais le salaire d'un professionnel, énumère-t-il. Des bons jobs, au Québec, y en a de moins en moins. Il y avait sept raffineries à Montréal-Est. Il en reste une, mais pour combien de temps?»

La fin d'un monde

À 52 ans, Marie-Claude Dufort s'apprête à prendre sa retraite, après trois décennies passées chez Shell. Comme elle, son conjoint, Gilles, retraité depuis cinq ans, a travaillé toute sa vie à la raffinerie. «On a toujours bien travaillé, et malgré le fait qu'on s'est aussi pognés avec Shell, on a toujours bien vécu», dit Gilles, qui est aussi un ancien président du syndicat. «Mais il n'y en aura plus des comme ça», lâche Marie-Claude.

Entrée chez Shell comme commis de bureau, Marie-Claude Dufort est rapidement devenue la première femme opératrice à la raffinerie. Être pionnière dans le monde du brut n'a pas été de tout repos. «C'était pas facile, mais j'ai toffé», dit-elle, vêtue, quand nous la rencontrons, de sa blouse de travail bleu Shell, les yeux maquillés eux aussi de bleu. En plus des voyages, Marie-Claude veut consacrer sa retraite au bénévolat à Montréal-Est, où le couple réside. «Je veux remettre aux gens ce que j'ai eu. J'ai été gâtée.»

Retrousser ses manches

Peu d'anciens employés de Shell sont restés sur le carreau lors de la fermeture de la raffinerie. Plus de 70 d'entre eux ont pris leur retraite. Ils ne seront pas plus de 30 au terminal d'importation. La majeure partie des employés a pu retrouver une place sur un autre site de Shell, dans l'ouest ou au Quatar, ou chez des anciens concurrents -notamment Suncor, la dernière raffinerie de Montréal. Mais 37 anciens employés n'ont pas retrouvé d'emploi.

À 35 ans, Hugo D'Andrade a quant à lui opté pour une franche reconversion. Il quitte sans amertume le monde de la pétrochimie. «Moi, je vois ça comme une belle occasion. J'étais plus ou moins heureux chez Shell, même si on pouvait changer beaucoup, explique-t-il. Je ne voulais pas rembarquer sur le marché du travail: à un certain point, tu veux faire quelque chose qui te ressemble. Je me suis dit «on ne va pas s'apitoyer sur notre sort, on va retrousser nos manches».»

Le jeune homme a décidé d'écouter sa fibre entrepreneuriale. Étudiant en maîtrise aux HEC, il veut se consacrer à l'immobilier. Il tourne sans regret la page Shell, même s'il croit que la fermeture de la raffinerie annonce la fin d'un important chapitre de l'histoire du Québec. «C'est ça qui fait mal, de voir la qualité des emplois qui se perdent au Québec», croit-il.

Repost 0
Published by Yuk
commenter cet article
15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 18:25
Repost 0
Published by Yuk
commenter cet article
12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 03:13

Auteur: Charles-Phllippe David - La politique étrangère de Bush: formulation et décision

Article disponible en-ligne à l'adresse suivante:

http://www.politique.uqam.ca/upload/files/PDF/PDF-92-politique_etrangere_Bush.pdf

 

Charles-Philippe David est titulaire d'un doctorat (Ph.D) de l'Université Princeton, titulaire d'une maîtrise de l'Université Carleton. Deux fois boursier Fulbright (en 2002 et en 1990), récipiendaire du Prix Jean Finot 2003 de l'Académie des sciences morales et politiques à l'Institut de France, pour l'ouvrage Théories de la sécurité avec Jean-Jacques Roche, il est membre de l'Académie des Lettres et des Sciences Humaines de la Société Royale du Canada depuis 1991. Professeur de science politique à l'UQAM, il œuvre également à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques.

Il vient d'une famille de personnalités publiques reconnues[1]. Il est le fils de Dr Paul David, fondateur de l'Institut de cardiologie de Montréal et petit-fils de Athanase David, ministre du gouvernement de Louis-Alexandre Taschereau, puis sénateur. Sa soeur aînée est Françoise David, une militante féministe et altermondialiste, de même que l'une des porte-parole du parti Québec solidaire.

 

Repost 0
Published by Yuk
commenter cet article
11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 02:34

Source: Lapresse.ca

Publié le 10 mai 2011 à 05h00 | Mis à jour à 09h45

La Ville de Montréal fera l'essai de trois «sas vélos» cet été, des zones réservées aux cyclistes aux intersections qui facilitent notamment leurs virages à gauche. Populaires en Europe depuis des décennies, ces zones sont présentes depuis une dizaine d'années aux États-Unis, notamment à Portland (photo).

Photo: The Oregonian

Karim Benessaieh et Gabriel Béland
La Presse

 

 

Les cyclistes de Paris et de New York les adorent, ceux de Montréal vont pouvoir les apprécier dès cet été. Les «sas vélo», qui obligent les automobilistes à dégager quelques mètres aux intersections pour les cyclistes, feront leur apparition à trois endroits de la métropole. Il s'agit de l'innovation la plus marquante de la prochaine saison cycliste, a appris La Presse.

Les usagers profiteront en outre de l'ajout de 26 segments totalisant 50 km de voies cyclables, de Sainte-Anne-de-Bellevue à Rivière-des-Prairies. La piste De Maisonneuve sera prolongée jusqu'à l'avenue Papineau, et de nouvelles bandes de béton seront installées rue Saint-Urbain pour protéger les cyclistes des autobus.

La Ville devrait annoncer bientôt, vraisemblablement cette semaine, les détails des projets touchant le réseau cyclable en 2011, évalués à 9 millions de dollars. Des sources sûres en ont cependant confirmé de grands pans.

La Ville de Montréal va ainsi faire l'essai des «sas vélo» cet été. Trois d'entre eux devraient être mis en place dans le cadre d'un projet pilote aux intersections Milton et University, De Maisonneuve et University ainsi que Rachel et Saint-Urbain.

 

Les «sas vélo» sont des zones réservées aux cyclistes aux intersections. En usage depuis des décennies dans plusieurs villes européennes, les sas ont fait leur apparition en Amérique du Nord il y a 10 ans.

Concrètement, ils obligent les automobilistes à s'immobiliser quelques mètres avant la ligne d'arrêt au feu rouge. L'espace dégagé devant les voitures est réservé aux cyclistes, ce qui facilite notamment leurs virages à gauche. La Ville veut de cette manière éviter des accidents en rendant les cyclistes plus visibles aux intersections.

Dans un deuxième projet pilote, Montréal veut réaménager la voie cyclable de la rue Saint-Urbain pour faciliter la cohabitation entre les vélos et les autobus. Les chauffeurs de la STM l'avaient qualifiée d'«extrêmement dangereuse» et avaient même lancé une pétition en 2009 pour qu'elle soit réaménagée ou carrément déménagée.

Les autobus doivent empiéter sur la voie cyclable lorsqu'ils se rangent aux arrêts. Pour remédier à la situation, des bandes de béton seront installées à trois intersections pour protéger les cyclistes.

La piste De Maisonneuve prolongée

Parmi les autres nouveautés d'importance, notons que la piste cyclable du boulevard De Maisonneuve, la plus fréquentée à Montréal, sera prolongée vers l'est à l'automne. La piste, qui traverse le quartier Notre-Dame-de-Grâce, le centre-ville puis le Quartier latin, s'arrête actuellement à la rue Berri. La Ville va l'allonger de 1,2 km jusqu'à la rue Dorion, juste à l'est de l'avenue Papineau.

Le projet le plus important par la distance permettra aux cyclistes de traverser la moitié de l'île, de la rue De Castelnau jusqu'au boulevard Gouin, une balade de 11 km aller-retour. La nouvelle voie empruntera notamment les rues Berri et Lajeunesse et sera parallèle à la piste qui longe la rue Boyer et l'avenue Christophe-Colomb.

L'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie offrira également une boucle de 4 km qui partira de l'intersection des rues Rachel et Molson, traversera le viaduc Masson - qui sera complètement reconfiguré - et se terminera à l'angle des rues De Brébeuf et Gilford. «C'est énorme, on a travaillé très fort sur le déploiement de notre réseau cyclable», a expliqué récemment à La Presse le maire de l'arrondissement, François Croteau.

Le réseau de l'arrondissement de LaSalle sera également augmenté de plus de 4 km le long du canal de Lachine, à partir de la rue Senkus. Dans l'Ouest-de-l'Île, Sainte-Anne-de-Bellevue recevra deux des trois pistes cyclables «en site propre» prévues cette année. Les cyclistes pourront emprunter de nouveaux segments du chemin Sainte-Marie et de la rue Morgan à compter de l'automne.

Ces ajouts, s'ils se concrétisent, permettront au réseau montréalais d'atteindre les 580 km. En 2009 et 2010, les ambitions de la Ville avaient cependant été revues à la baisse: alors qu'on avait promis respectivement 60 et 50 km, on n'en a réalisé en fin de compte que 42 et 23.

Repost 0
Published by Yuk
commenter cet article
11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 02:31

Source: radio-canada.ca

Mise à jour le mardi 10 mai 2011 à 15 h 04

La députée néo-démocrate élue dans Berthier-Maskinongé, Ruth Ellen Brosseau, se trouve de nouveau dans l'embarras. Sa biographie publiée sur le site Internet du Nouveau Parti démocratique est erronée.
Ellen Brosseau du NPD
 

Sur le site du NPD on pouvait lire : « Mme Brosseau est diplômée en publicité, communications et marketing intégré du Collège St. Lawrence à Kingston ». Or, l'établissement d'enseignement en question dément cette information. « Nous confirmons que Ruth Ellen Brosseau n'est pas diplômée du St. Lawrence College », a déclaré le vice-président des affaires étudiantes et externes de l'établissement, Gord MacDougall. L'établissement confirme que Mme Brosseau y a étudié, mais qu'elle n'a pas terminé son programme.

Le NPD, qui a retiré la biographie de sa députée depuis l'appel de Radio-Canada, explique qu'il s'agit d'une erreur d'un employé du parti. « Un employé du parti a modifié le libellé sans autorisation », explique le NPD par voie de communiqué. « Nous nous excusons de cette erreur et nous sommes regrettons le préjudice fait à Mme Brosseau. »

La députée de Berthier-Maskinongé n'a jamais prétendu détenir un diplôme, selon le NPD. « Elle nous a informés qu'elle avait étudié en marketing à Kingston, explique le parti. Il lui manque deux crédits qu'elle n'a pu compléter à cause de sa situation de mère monoparentale. »

Ruth Ellen Brosseau s'est retrouvée sur la sellette en raison de son absence durant la dernière campagne électorale. La femme de 27 ans a quitté le pays pour aller en vacances à Las Vegas. Des irrégularités ont également été signalées dans son dossier de mise en candidature.

Jusqu'à récemment, Ruth Ellen Brosseau travaillait dans un bar de l'Université Carleton, à Ottawa.

Repost 0
Published by Yuk
commenter cet article
3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 01:19

Coup de Coeur Limoilou, Québec

Coup d'coeur Limoilou

 source: http://www.monlimoilou.com/coupdecoeur/

Le projet Vidéo Coup d'coeur Limoilou a permis à une équipe de 8 jeunes âgés de 16 à 30 ans d’articuler une vision positive de leur arrondissement et d’acquérir un éventail de compétences et de connaissances de travail dans le domaine de la production audiovisuelle.

L’équipe de production était composée de Dominic Arsenault, Jimmy Bélanger, Aurélie Bérubé, Rémy Gagnon, Émilie Leclerc, Sybille Merthou, Nathalie Soucy et Alexandre Trépanier.

Madame Josée Simard était l’intervenante déléguée par le Carrefour Jeunesse-emploi tandis que M. Olivier A. Dubois, du Carrefour Jeunesse-emploi, a assuré la responsabilité technique du projet.

Le projet Vidéo Coup d’coeur Limoilou est issu de la mise en place, en 2004, de la Stratégie locale de prévention de la criminalité sur le territoire de l’arrondissement de Limoilou. Cette démarche de concertation, initiée conjointement par le ministère de la Sécurité publique et la Ville de Québec, vise à prévenir la criminalité par une approche intégrée et une stratégie d’intervention diversifiée. Le projet Vidéo Coup d’cœur Limoilou a été réalisé dans le cadre des Chantiers urbains, ce qui a donné aux jeunes participants la possibilité de vivre une expérience de travail rémunéré dans le cadre d’un projet structuré qui répond à des besoins identifiés par les autorités locale, la Ville et la communauté.

Les partenaires de l’Arrondissement de Limoilou dans la réalisation de ce projet sont : la Maison Dauphine, le Carrefour Jeunesse-Emploi de la Capitale nationale, le Centre Louis-Jolliet et les Ateliers de préparation à l’emploi. Outre la participation financière de l’Arrondissement de Limoilou à la réalisation de ce projet, les autres partenaires financiers sont : Services Canada, le Forum Jeunesse de la région de Québec et Emploi Québec.

Repost 0
Published by Yuk
commenter cet article
29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 03:59

Source: http://www.aufil.ulaval.ca/articles/une-institution-toujours-reformer-32612.html

 

Par Yvon Larose

Au Québec, plusieurs réformes ont été entreprises depuis les années 1960 pour moderniser le parlementarisme et valoriser le rôle du député. On peut penser à celle de 1984 qui a surtout innové en créant des commissions parlementaires sectorielles et multifonctionnelles. «Les différentes réformes parlementaires ont donné peu de résultats», résume Réjean Pelletier, professeur associé au Département de science politique. Les causes, selon lui, sont la discipline de parti et la domination quasi totale du gouvernement et de son chef, le premier ministre, qu’il qualifie de «nouveau monarque des temps modernes» sur les travaux du Parlement et de la députation.

Le samedi 26 février, à l’Assemblée nationale du Québec, Réjean Pelletier a prononcé un discours sur le parlementarisme québécois à l’occasion d’un colloque international sur le parlementarisme francophone. Il a souligné que le système parlementaire québécois, institué en 1791, est demeuré fidèle au modèle britannique dont il est issu. «Dans notre histoire, explique-t-il, nous avons cependant accentué certains traits parmi les plus néfastes de ce système, par exemple la discipline de parti. Celle-ci oblige le député du parti au pouvoir à défendre et à voter pour les projets de loi du gouvernement. Elle est très forte, ce qui rend les dissidences extrêmement rares, et ce, depuis plusieurs décennies.» La dissidence s’est malgré tout exprimée à quelques reprises en Chambre, entre autres sous les gouvernements du Parti québécois, parce que les statuts de ce parti l’autorisent.

C’est habituellement à l’intérieur du caucus du parti au pouvoir que peuvent s’exprimer les positions plus diversifiées. Le caucus est un huis clos où les députés parlent beaucoup plus librement, y compris sur les grandes politiques. «Un cas très connu concerne le premier ministre René Lévesque qui était favorable à la réforme du mode de scrutin, rappelle Réjean Pelletier. En caucus, la majorité des députés était contre et Lévesque a reculé.»

Il reste que l’Assemblée nationale pourrait procurer un début de pouvoir réel aux députés en prenant exemple sur le Parlement britannique d’aujourd’hui. «Au Royaume-Uni, indique le professeur, la dissidence est parfois forte. On a déjà vu jusqu’à 30 députés du parti au pouvoir voter contre une politique du gouvernement.» Le Parlement de Westminster pourrait également servir de modèle pour la période quotidienne de questions. Selon Réjean Pelletier, ce «spectacle» de 45 minutes, au cours duquel l’opposition interroge le gouvernement, notamment sur des décisions controversées, aurait besoin d’être réformé. «Je propose de gérer 30 des 45 minutes comme cela se fait au Royaume-Uni, dit-il. Les députés envoient leurs questions par écrit au gouvernement en demandant des réponses précises. Je pense que nous aurions ainsi davantage de contenu et moins de réponses évasives du gouvernement.»

D’autres changements sont à mentionner. Depuis une trentaine d’années, les députés québécois ont francisé la terminologie parlementaire et réduit le rôle du lieutenant-gouverneur, notamment en laissant au premier ministre la lecture du discours inaugural. Le mot «orateur», traduction littérale de speaker, a été remplacé par «président de la Chambre». Depuis 1999, cet arbitre des travaux de l’Assemblée nationale est élu au scrutin secret par les députés. Il était autrefois nommé sur recommandation du premier ministre.

Repost 0
Published by Yuk
commenter cet article
25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 04:55

Publié dans la presse.ca - le 23 avril 2011 à 05h00 | Mis à jour le 23 avril 2011 à 05h00

 

  

Opéré pour une fracture à la hanche cet... (La Presse Canadienne)

Opéré pour une fracture à la hanche cet hiver, Jack Layton ne s'est pas séparé de sa canne tout au long de la campagne.

La Presse Canadienne

Raymond Giroux
Le Soleil

 

(Ottawa) Jack Layton a eu le parcours, mais pas l'état d'esprit typique du jeune anglophone québécois d'avant les soubresauts provoqués par l'arrivée au pouvoir du Parti québécois, en 1976.

Élevé à Hudson, joli village sur la route d'Ottawa, près de la frontière ontarienne, il n'a pas appris le français qu'on lui connaît à cette époque.

Non, dit-il en entrevue au Soleil, «parce que l'enseignement du français n'était pas comme il faut. Nous avions une heure de cours par jour, quatre jours par semaine, et nous apprenions des règles par coeur, non la conversation».

«L'idée de parler comme les Québécois n'était pas un objectif du programme, déplore-t-il. J'ai commencé à apprendre le français lors de mes emplois d'été, sur les chantiers de construction, là où j'ai appris comment on jase avec les gars. J'ai un vocabulaire très intéressant que je ne peux pas utiliser régulièrement.»

 

Il a conservé de cet apprentissage des intonations occasionnelles qui, visiblement, ne viennent pas de ses professeurs de français actuels. Nul ne l'a toutefois surpris en train de proférer ces gros mots que l'on devine fort souvent sanctifiés, vu leur provenance.

M. Layton a peu à peu perdu l'usage de la langue après son déménagement à Toronto, mais s'y est replongé en grand depuis son arrivée à la tête du parti.

S'il a fait carrière dans la capitale ontarienne, cela n'a rien à voir avec les lois linguistiques du Québec. La question le fait sursauter, comme s'il n'y avait même pas pensé. Il ne fait pas partie de la cohorte des exilés de la loi 101.

En fait, une fois ses études terminées, il a tenté de se trouver un poste à l'Université McGill, et au Collège Marianopolis, mais en vain. «Il y avait une pénurie d'emplois», explique-t-il en maniant l'euphémisme. La chance est venue de l'Université Ryerson, à Toronto, une offre de professeur à temps complet qu'à 24 ans, il ne pouvait pas refuser, dit-il.

Famille rebelle

M. Layton tient à ses racines québécoises. Après tout, son père Robert et son grand-père Gilbert ont été députés de circonscriptions du Québec.

Mieux, ou pire encore, question d'opinion, Gilbert Layton a fait partie du groupe fondateur de l'Union nationale de Maurice Duplessis et siégé comme ministre sans portefeuille de son premier cabinet, en 1936. Le petit-fils ne s'en vante pas beaucoup, mais prend quand même la situation avec un grain de sel.

Gilbert, dit-il, était député libéral sous Alexandre Taschereau, mais avait quitté le bateau pour fonder l'Action libérale nationale (ALN), une sorte de Parti libéral, mais qui serait honnête, lui.

Duplessis, alors chef du Parti conservateur du Québec, tendit alors une perche à l'ALN pour former une coalition appelée Union nationale.

L'histoire a démontré depuis que le «cheuf» a arnaqué ses alliés et monopolisé le pouvoir, et tant pis pour le gouvernement propre espéré par M. Layton. Ce dernier devait abandonner le bateau quand Duplessis s'opposa à l'entrée en guerre du Canada contre l'Allemagne nazie.

Quant à son père, Robert, il se rebella lui aussi contre les libéraux et quitta le parti pour protester contre le rapatriement unilatéral de la Constitution par Pierre Elliott Trudeau, en 1981-1982, avant de siéger au cabinet de Brian Mulroney, en 1985.

Homme de gauche, fils et petit-fils de conservateurs, y a-t-il là odeur de révolte contre les parents? «Absolument pas», répond-il. «Le concept de service à la communauté était primordial dans la famille», son arrière-grand-père étant le fondateur de l'Association des aveugles de Montréal, et aveugle lui-même. De fait, «il y a une sorte d'histoire de rebelles dans la famille», dit-il.

À la même époque, M. Layton a siégé à ce qui est aujourd'hui le Parlement jeunesse du Québec, sur le plancher de l'Assemblée nationale. «C'était un lieu très spécial, dit-il aujourd'hui, et cela m'a donné le goût de m'impliquer dans la vie politique.»

Il s'agissait alors d'une organisation réservée aux garçons anglophones, et inutile de préciser qu'à très court terme, les francophones et les filles y furent intégrés, parole de Jack Layton.

L'histoire ne finit pas là : M. Layton a déjà été premier ministre une fois dans sa vie, et ce, d'une manière pas très orthodoxe. Insatisfait du premier ministre étudiant de l'heure, il a convaincu la moitié des députés «gouvernementaux» de changer de camp, et devint lui-même premier ministre après ce putsch.

Mais à la question classique «Depuis quand voulez-vous devenir premier ministre?», M. Layton ne cherche à inventer aucune histoire de jeunesse. Il n'a pas livré les journaux chez Lester Pearson, il n'a pas croisé John Diefenbaker dans un train.

Sa femme, Olivia Chow, confirme qu'«il ne s'est pas réveillé un matin en décidant qu'il allait devenir premier ministre».

Dans les années 80, de fait, M. Layton s'était monté une belle collection d'adversaires politiques. Sa propension à trouver les caméras sur des dossiers pilotés par d'autres élus irritait même ses alliés.

S'il s'occupait d'environnement et promouvait l'interdiction des automobiles dans le centre de Toronto, il oubliait aisément les petites tâches quotidiennes du conseiller municipal ordinaire.

Ainsi, rapportait le Toronto Life dans un reportage pourtant sympathique à sa cause, en 2004, ses commettants le considéraient indifférent par rapport aux enjeux locaux, comme les nids-de-poule, pour donner un exemple concret.

Aussi lors de sa course à la mairie, en 1991, les électeurs de son propre quartier ont appuyé son adversaire on ne peut plus conservatrice, June Rowlands. La leçon a fait mal, rapporte le magazine.

De son passage de la politique locale aux dossiers nationaux, il ressort maintenant que M. Layton «écoute plus et pose plus de questions», dit sa femme.

En privé comme en public, il est «exactement le même homme, témoigne-t-elle, et il manifeste une étonnante capacité à dialoguer avec les gens, il s'intéresse vraiment à leur situation, il est très curieux. Il adore son travail, dit-elle. C'est sa vie, sa vocation».

Un parti parfois rébarbatif

Le Nouveau Parti démocratique, par tradition, ressemble plus à une coopérative ou à une commune qu'à un parti politique traditionnel. Côté leadership, Thomas Mulcair résume la situation en une phrase : «Tu ne peux pas être autoritaire et chef du NPD.»

Comme on l'a vu lors du débat sur le registre des armes à feu, le chef ne peut imposer de «ligne de parti». Devant ce problème, M. Layton a rencontré un par un ses 12 députés récalcitrants, a écouté longuement leurs explications, et a fini par en convaincre six de modifier leur vote. Ce qui a suffi à sauver le registre.

Numéro deux du parti, M. Mulcair soutient que M. Layton a «un style de leadership comme j'en ai jamais vu dans ma carrière et qui est exceptionnellement efficace. Il s'occupe de ses ouailles et sait toujours ce qui se passe, ajoute le député, ce qui empêche le NPD de parfois partir dans tous les sens».

L'économiste Léo-Paul Lauzon a représenté le NPD dans Outremont, en 2006. Libre-penseur et grand parleur, il soutient en entrevue que son chef «n'a pas essayé de m'empêcher de parler».

«J'avais un certain droit à m'exprimer à titre personnel, ajoute-t-il, mais il ne fallait pas en abuser.» Une fois ou deux, passe toujours. Mais après, l'entourage de M. Layton fait les gros yeux. La patience du chef a quand même ses limites.

Le parcours du combattant

John Gilbert «Jack» Layton est né à Montréal, le 18 juillet 1950, mais a passé sa jeunesse dans le village anglophone d'Hudson, à l'ouest de la ville, là où la rivière des Outaouais devient le lac des Deux-Montagnes.

Un arrière-grand-père commerçant (et aussi aveugle) dont la boutique familiale (Layton Audio) existe toujours rue Sainte-Catherine, à Montréal, un grand-père et un père ministres dans des gouvernements de droite, rien le jour de sa naissance ne laissait prévoir que Jack Layton dirigerait un jour le Nouveau Parti démocratique (NPD).

Inscrit à l'Université McGill, il participe activement à la politique municipale de Montréal, notamment au sein du FRAP (Front d'action populaire), qui veut déloger Jean Drapeau de la mairie, à la fin des années 60.

À cause de la crise d'octobre M. Layton prend également sa carte du NPD dans la foulée de la crise d'Octobre, impressionné par les prises de position du chef d'alors, Tommy Douglas, en faveur des droits de la personne et contre la Loi sur les mesures de guerre de Pierre Elliott Trudeau.

M. Layton a commencé ses études en sciences, dans la continuité de son père ingénieur. Mais il a fait la rencontre de son maître à penser, Charles Taylor (oui, celui de la commission Bouchard-Taylor), et bifurqué vers les sciences politiques, l'histoire et l'économie.

Son diplôme en poche, il s'est inscrit à la maîtrise, puis au doctorat en économie politique, à Toronto. Après une recherche de travail infructueuse dans sa ville natale, il a décroché un poste de professeur au Ryerson College (aujourd'hui transformé en université).

Mais la politique locale le taraude toujours, et il se fait élire comme conseiller municipal à Toronto, en 1982. Il y siégera, soit dans la ville même, soit pour le Toronto métropolitain, pendant 17 des 20 années suivantes.

La loi ontarienne interdit les partis politiques municipaux, mais tous connaissent les couleurs de M. Layton. Aussi, lorsqu'il se laisse tenter par la mairie de la ville, en 1991, les milieux d'affaires se mobilisent contre lui, et il mord la poussière par deux contre un.

Il se présente par la suite comme candidat néo-démocrate aux élections de 1993, où il obtient un maigre 11 % du vote dans Rosedale, une des plus riches circonscriptions au pays.

M. Layton récidive 1997 et perd de nouveau avec 33 % d'appuis, cette fois, dans ce qui deviendra son siège aux générales de 2004, une fois devenu chef du parti.

Vice-maire de Toronto, il se fera élire vice-président de la Fédération canadienne des municipalités en juin 2000, puis président l'année suivante, alors qu'il oriente l'association dans une direction nettement progressiste.

Le besoin de se recentrer

Le NPD, entre-temps, a usé deux chefs, Audrey McLaughlin et Alexa McDonough, et donne tous les symptômes d'un parti mal en point, sur le plan électoral.

Après une élue du Yukon (McLaughlin) et une autre de la Nouvelle-Écosse (McDonough), le parti sent en quelque sorte le besoin de se recentrer, du moins sur le plan géographique.

Un consensus se forme alors autour de la candidature de Jack Layton lorsque la direction devient accessible, en 2002. Celui-ci ajoute en effet à un pedigree impeccable sur le plan idéologique un fort réseau de contacts auprès des politiciens municipaux de tout le pays.

Le pari réussit, et M. Layton gagne avec 53 % des votes dès le premier tour de scrutin, en janvier 2003. Mais il devra arpenter les coulisses du parlement pendant de longs mois avant de se faire élire aux générales de 2004.

M. Layton conserve son siège de Toronto-Danforth aux élections de 2006 et de 2008, et marquera son passage notamment par le sauvetage du gouvernement de Paul Martin lors du budget de 2005 en retour de 3,6 milliards $ de plus pour les politiques sociales et l'environnement.

Atteint d'un cancer de la prostate l'an dernier, il a été opéré pour une fracture à la hanche cet hiver et a amorcé la campagne en cours sous les regards suspicieux des médias. Pour l'instant, M. Layton tient la route de bon pied.

Repost 0
Published by Yuk
commenter cet article
24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 03:23

Source: http://www.museevirtuel-virtualmuseum.ca/edu/ViewLoitDa.do;jsessionid=C08FDF3DE11B4383717669C685B0A6FA?method=preview&lang=FR&id=594

 

Pour les hommes d'affaires, la période 1896-1914 est un âge d'or. La croissance rapide permet aux capitalistes d'accumuler des fortunes colossales.  En témoignent les très belles demeures qu'ils se font construire dans le Golden Square Mile ou dans la nouvelle banlieue de Westmount.  La prospérité ne touche pas que les millionnaires. Elle profite aux petits hommes d'affaires, aux membres des professions libérales, aux gestionnaires et aux cadres supérieurs, qui tous peuvent compter sur des revenus plus substantiels.

Chez les travailleurs, les ouvriers représentent encore la majorité des effectifs et restent soumis aux conditions qui prévalaient antérieurement : bas salaires, ralentissements périodiques de la production et chômage saisonnier. Le travailleur moyen ne peut espérer faire vivre décemment une famille avec son seul salaire. Pour joindre les deux bouts le chef de famille doit encore souvent se trouver un deuxième emploi ou mettre au travail d'autres membres de sa famille, en particulier les adolescents et les adolescentes. Les femmes font du travail à domicile, acceptent des chambreurs et doivent parfois elles aussi trouver un emploi à l'extérieur.

 


D'après LINTEAU, Paul-André, Histoire de Montréal depuis la Confédération, Montréal, Boréal, 1991, p. 209-210.
Catherine Fournier, Andrée Lemieux, Annie Godin-Barrette
1896 - 1914
Montréal, Québec, CANADA

Repost 0
Published by Yuk
commenter cet article
23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 19:01
Source: http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=87,81923625&_dad=portal&_schema=PORTAL
Voir aussi le document suivant: http://www.galeriefmr.org/uu4/i/uu4_etude.pdf

Un potentiel formidable de développement aux portes du centre-ville

Quartier ancien, marqué au cours des années 1970-1980 par le déclin des activités manufacturières, le territoire de Sainte-Marie accueille 21 745 résidants et offre aujourd’hui un formidable potentiel de développement à l’est du centre-ville de Montréal. Si plusieurs investissements ont récemment permis d'améliorer la desserte en équipements collectifs, d'autres projets sont prévus dans le cadre du PPU, notamment le réaménagement de plusieurs parcs et la plantation d'arbres.

Voici quelques-uns des grands objectifs proposés pour la revitalisation du quartier :

 > Redynamiser le pôle Frontenac et 
    les abords des stations de métro
 > Réaménager la rue Ontario
 > Créer de nouveaux espaces verts
 > Développer l’environnement piétonnier
 > Combler les terrains vacants                           

Un réaménagement axé sur la qualité de vie du citoyen

Avec ses 2 stations de métro, 19 stations de BIXI, 4 écoles primaires et une école secondaire, 15 espaces verts, une nouvelle piscine au centre Jean-Claude-Malépart, plus de 250 organismes, entreprises et lieux de diffusion qui viennent compléter l’offre culturelle du Quartier des spectacles, le secteur est incontestablement en marche vers un avenir prometteur et favorable à l’établissement de nouveaux résidants.

Découvrez le projet de Programme particulier d'urbanisme du quartier de Sainte-Marie.

Consultation publique – Impliquez-vous!

L’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) tiendra des séances d’information afin de présenter le projet et recueillir le point de vue des citoyens, des commerçants, ainsi que des représentants du milieu, qui font l’expérience quotidienne du quartier. Une rencontre est aussi prévue, pour permettre aux citoyens de se prononcer sur le projet, par écrit ou verbalement.

Séances d’information

Lieu : Dom Polski - 1956, rue Frontenac
Métro Frontenac

Mardi 3 mai 2011, 19 h
Présentation du programme, des objectifs et des projets d'aménagement pour le quartier de Sainte-Marie

Mercredi 4 mai 2011, 19 h
Séance de présentation supplémentaire au besoin

Mercredi 11 mai, 19 h
Présentation générale et des secteurs d'intervention suivants : le pôle Frontenac, la rue Ontario, le secteur de la JTI-Macdonald et la gare de triage du CP

Jeudi 12 mai, 19 h
Présentation générale et des secteurs d'intervention suivants : le secteur Parthenais, les abords de la rue Notre-Dame, le métro Papineau, les déplacements piétons et cyclistes sous le pont Jacques-Cartier et la notion d’entrée de ville, le secteur d’emploi

Dépôt de documents

Mercredi 1er juin
Auditions des mémoires des personnes et organismes qui désirent s'exprimer sur le programme

Renseignez-vous

Trouvez plus de renseignements concernant ce projet au bureau de l'Office de consultation publique ou à la Direction du greffe de l'Hôtel de Ville de Montréal.

Repost 0
Published by Yuk
commenter cet article