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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 17:18

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Le Faubourg à m'lasse vu du ciel, avant, pendant et après, l'érection de la grande tour de Radio-Canada. 1961 (en haut à gauche), 1964 (en bas à gauche) et 1971 (à droite).

Source Centre d'histoire de Montréal

 

Publié le 11 juin 2011 à 07h34 | Mis à jour le 11 juin 2011 à 09h16

 

Jean-Christophe Laurence
La Presse

Au début des années 60, des quartiers complets ont été rasés par l'administration Drapeau. Erreur ou vision urbaine? Dans une troublante exposition qui s'ouvre la semaine prochaine, le Centre d'histoire de Montréal tente de répondre à la question.

 

La modernité a du bon. Mais quand il est question d'urbanisme, elle peut faire des ravages, comme en témoigne l'exposition Quartiers disparus, qui prend l'affiche cette semaine au Centre d'histoire de Montréal.

 

Photos, films d'archives et témoignages à l'appui, le petit musée du Vieux-Montréal raconte comment le Red Light, Goose Village (Pointe-Saint-Charles) et le Faubourg à m'lasse ont été rayés de la carte au début des années 60 pour faire place à des projets d'avenir comme les Habitations Jeanne-Mance, l'Autostade et la tour de Radio-Canada.

 

> À lire aussi: Le bulldozer de la modernité et Comme une rupture

 

Ces opérations n'ont pas seulement entraîné la démolition de 1200 immeubles, mais aussi forcé le départ de 15 000 personnes qui y avaient pris racine. Plusieurs vies ont été chamboulées.

 

«Ces quartiers disparus, c'est un peu notre Atlantide, résume Jean-François Leclerc, directeur du Centre d'histoire de Montréal. Dans la mémoire des gens, le Faubourg, le Red Light, Goose Village, ça flotte. Mais il n'en reste pas grand chose.»

 

Bien qu'elle pousse inévitablement à la nostalgie, l'exposition évite de prendre position. Avec le plus d'objectivité possible, elle cherche avant tout à comprendre et à provoquer la réflexion. Car ici, comme ailleurs, rien n'est tout à fait noir ou blanc.

 

Il faut savoir qu'à l'époque, ces projets n'étaient pas si mal vus. Ils participaient d'une mise en place de l'urbanisme moderne. Ce courant «visionnaire» n'a pas épargné Montréal, qui caressait de grandes ambitions sur le plan international. Avec Expo 67 qui montrait le bout du nez, la guerre aux taudis était plus justifiée que jamais. «On était dans l'euphorie. On voulait que Montréal aille droit vers la modernité», explique Catherine Charlebois, qui a piloté le projet.

 

Malgré tout, c'est un sentiment de tristesse qui ressort de l'exposition. En donnant la parole à d'anciens résidants, Quartiers disparus raconte aussi - et surtout - les drames humains qui ont découlé de ces projets idéalistes, souvent lancés sans l'ombre d'une consultation publique.

 

«Personne, à l'époque, ne s'est questionné sur l'impact de ces projets sur l'écosystème urbain, explique Jean-François Leclerc. Quand un quartier est démoli, on ne pense pas à l'impact que ça peut avoir sur la psyché, la famille, l'identité. Certains ont été bien contents de partir, mais d'autres n'ont jamais fait leur deuil», résume Jean-François Leblanc.

 

Une cinquantaine de personnes ont été rencontrées pour l'exposition, y compris d'anciens décideurs du service d'urbanisme. Quant aux photos parfois troublantes, elles ont été fournies par les archives de la Ville. Certaines donnent froid dans le dos. On peut y voir des gens dans leur appartement, à côté d'une grande pancarte portant le numéro du dossier de démolition de l'immeuble! D'autres clichés nous montrent des coins de rue qui n'existent carrément plus.

 

Sous la pression des groupes citoyens, environnementalistes et de défense du patrimoine, la Ville a progressivement modifié son approche. Elle s'est même dotée d'un plan d'urbanisme officiel en... 1992!

Mais dans un Montréal en travaux perpétuels, où l'on «condoïse», rénove et détruit parfois pour mieux reconstruire, Quartiers disparus suscite en effet la réflexion - quand ce n'est pas la perplexité.

 

À ce chapitre, l'exemple de Goose Village est frappant. Ce secteur du quartier populaire de Pointe-Saint-Charles avait été rasé pour faire place à l'Autostade. Or, l'Autostade a fini par être rasé à son tour. Et que reste-t-il aujourd'hui? Un stationnement et un Costco...

 

Quartiers disparus au Centre d'histoire de Montréal, du 15 juin 2011 au 25 mars 2012.

http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=2497,85237573&_dad=portal&_schema=PORTAL

 

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 15:34

Publié dans Cyberpresse.ca - le 05 juin 2011 à 06h00 | Mis à jour à 06h00

 

Jodi Ettenberg est sur la route depuis 2008. Elle tient l'un des blogues de voyage les plus fréquentés du monde.

Photo tirée de legalnomads.com

 

Isabelle Ducas, collaboration spéciale
La Presse

 

Qui n'a pas déjà rêvé de lâcher son job pour partir à la découverte du monde? Jodi Ettenberg, une Montréalaise de 31 ans, a réalisé ce rêve il y a trois ans et a sillonné tous les continents - sauf l'Antarctique - depuis son départ, multipliant les aventures, les rencontres et les découvertes culinaires.

 

Adepte des médias sociaux, elle est même devenue une référence dans le monde du voyage: son blogue Legalnomads.com (en anglais) reçoit 17 000 visites par mois; il occupe la quatrième position parmi les plus influents dans le monde du voyage selon le site Influencers In Travel, et la septième place sur la liste des meilleurs blogues de voyage de 2010 selon le site elliott.org, tenu par un expert dans le domaine.

 

Pourquoi Legalnomads? Parce qu'avant de devenir voyageuse professionnelle, cette anglophone qui a grandi à Pointe-Claire et étudié à McGill a été avocate pendant cinq ans dans un grand bureau de New York. Dès le début de ses études en droit, la jeune femme a décidé de mettre les voiles aussitôt qu'elle aurait amassé un pécule suffisant. «J'ai choisi de devenir avocate pour pouvoir mettre beaucoup d'argent de côté en peu de temps. Mon but ultime, c'était de partir découvrir le monde», explique-t-elle, en entrevue par Skype depuis Chiang Mai, en Thaïlande, où elle s'est installée pour quelques mois.

 

Alors que le boulot l'accaparait 60 heures par semaine, Jodi gardait son objectif en tête et déposait religieusement une partie de son salaire dans son compte «voyage», plutôt que de dépenser comme ses collègues pour des fringues, des restos de luxe, une belle voiture ou un logement coûteux. En avril 2008, avec 60 000$ en banque, elle a mis le cap sur l'Amérique du Sud, première étape de son périple. Du Chili à l'Équateur, en compagnie d'une amie, elle a passé plus de deux mois sur ce continent, avant de traverser l'Atlantique jusqu'en Afrique du Sud. Malheureusement, ses plans pour se rendre ensuite à l'assaut du Kilimandjaro ont été déjoués: elle a dû rentrer aux États-Unis pour soigner une grave bronchite.

 

Après deux mois à refaire ses forces, la voyageuse - seule, cette fois - s'est envolée pour la Russie. De là, elle a réalisé un rêve de jeunesse en s'embarquant sur le Transsibérien à destination de la Mongolie. Elle a ensuite visité la Chine, l'Asie du Sud-Est, l'Indonésie et l'Australie, utilisant les transports locaux, dormant dans les auberges de jeunesse ou les petits hôtels, et visitant les marchés pour découvrir les ingrédients et les recettes traditionnelles - elle se décrit comme une «obsédée de bouffe de rue».

 

Puisqu'elle a fréquenté surtout des pays où le coût de la vie est peu élevé, ses pérégrinations lui ont coûté à peine 10 000$ par année.

 

Expérience authentique

Pas question pour elle de passer en coup de vent dans les lieux qu'elle visite. «Je veux m'imprégner profondément de chaque endroit pour satisfaire mon désir d'apprendre, explique-t-elle sur son blogue. Je ne voyage pas dans le but de cocher des destinations sur une liste, mais plutôt pour tout absorber comme une éponge.»

 

Ses incursions hors des sentiers battus lui ont fait vivre des aventures rocambolesques. L'an dernier, le bateau de marchandises sur lequel elle descendait la rivière Ayeyarwady, dans le nord de la Birmanie, s'est échoué sur des hauts-fonds, alors que l'équipage n'avait aucun moyen de communication. Dans le même pays, elle s'est fait poursuivre par des singes alors qu'elle grimpait un sentier en montagne. Aux Philippines, sur un traversier, elle s'est fait réveiller par un coq qui a décidé de s'installer sur elle pour dormir. En Mongolie, dans le désert du Gobi, elle a partagé le quotidien d'une famille de nomades et a dormi dans une yourte chauffée à la bouse de vache. En Chine, elle a campé sur la grande muraille avec d'autres voyageurs, même si c'est illégal.

  

Elle s'est aussi retrouvée au coeur des manifestations qui ont secoué Bangkok au printemps 2010. L'appartement qu'elle louait alors dans la capitale thaïlandaise se trouvait tout près du lieu des affrontements entre l'armée et les «chemises rouges», dont elle a pu visiter le quartier général. Lorsque la confrontation est devenue violente, elle s'est transformée en «journaliste citoyenne» en témoignant sur son compte Twitter de ce qu'elle voyait. «Alors que les médias thaï disaient que tout était calme, moi j'envoyais sur Twitter des vidéos montrant qu'il y avait des coups de feu et des gaz lacrymogènes», raconte-t-elle.

 

La globe-trotter a eu plusieurs coups de coeur parmi les pays qu'elle a visités: la Birmanie, la Mongolie, les Philippines, la Thaïlande et, pour la nourriture, la Chine et la Malaisie. «Je me suis mise à aimer l'Asie beaucoup plus que je l'aurais cru, et c'est pourquoi j'y ai passé beaucoup de temps, dit-elle. J'aime manger dans la rue, j'aime les gens et les milliers de petites choses surprenantes qui me font sourire chaque jour.» Elle ajoute, à la blague, que c'est le seul endroit où elle trouve des vêtements à sa taille (elle mesure tout juste 5 pieds).

 

La route n'est-elle pas dangereuse pour une jeune femme seule? Jodi Ettenberg affirme qu'il ne lui est rien arrivé de fâcheux, mais elle prend tout de même quelques précautions: en plus d'éviter de marcher seule le soir dans des endroits isolés, elle traîne dans ses bagages un sifflet et un butoir de porte. Ironiquement, elle ne s'est rien fait voler sur la route, mais lorsqu'elle était en visite à New York, un cambrioleur a dérobé son ordinateur portable, son disque dur, son appareil photo et les cartes mémoire qui contenaient ses photos de voyage... 

 

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 05:48
source: Le Monde Diplomatique -http://www.monde-diplomatique.fr/2010/09/AUDI/19643
Clearstream, Kerviel, amiante : il n’est pas rare, dans l’actualité française, que les grands procès supplantent la politique. Aux Etats-Unis, poste avancé de la judiciarisation de la vie publique, les avocats — que leurs honoraires placent en haut de l’échelle sociale — forment une classe à part. Souvent démocrates, ils comptent au nombre des rares privilégiés que les républicains n’hésitent pas à fustiger.

Par Alan Audi

« L’aristocratie américaine est au banc des avocats et sur le siège des juges. » L’observation d’Alexis de Tocqueville n’a rien perdu de sa justesse. Alors que l’élection d’un avocat d’affaires au poste de président de la République française fait figure d’exception, aux Etats-Unis, rien n’est moins étonnant que l’abondance d’avocats dans les plus hautes sphères du pouvoir. Dans l’entourage du président Barack Obama (lui-même ancien professeur de droit), les juristes ont ainsi la part belle : Mmes Hillary Clinton (secrétaire d’Etat), Janet Napolitano (ministre de la sécurité intérieure) ou Valerie Jarrett (proche conseillère), MM. Cass Sunstein (lui aussi conseiller), Joseph Biden (vice-président), Leon Panetta (directeur de la Central Intelligence Agency, CIA), Eric Holder (ministre de la justice), Kenneth Salazar (ministre de l’environnement), entre autres. On a souvent évoqué le réseau de la faculté de droit de Harvard (Harvard Law School), dans lequel M. Obama puise une grande partie de ses équipes, mais le phénomène ne se limite pas au gouvernement : les avocats représentent 59 % des élus du Sénat et 40 % de ceux de la Chambre des représentants (1).

Ce n’est pourtant pas une profession très populaire. On l’accuse souvent de paralyser les initiatives les plus ordinaires par peur d’un éventuel procès et d’obliger chacun à s’assurer contre tout risque potentiel — dans l’hypothèse où un plaideur tenterait de le ruiner —, ce qui explique en partie le coût élevé de certains actes médicaux. Dans un livre à charge publié il y a deux ans, Philip Howard relatait par exemple l’histoire d’une fillette de 5 ans qui, à l’école maternelle, dans un moment de colère, jeta livres et crayons par terre avant de déchirer le papier peint de la classe. Aucune maîtresse, aucun maître n’intervint, par crainte d’enfreindre une loi interdisant de toucher les enfants. En définitive, on appela la police, qui emmena l’enfant... menottes aux poignets (2).

 

Le rôle prépondérant des avocats dans la société américaine s’explique notamment par la primauté, au sein des pays de common law, de la règle du « précédent » (3), laquelle place les professionnels capables de déchiffrer « ce que dit la loi » au centre de la procédure judiciaire. Là encore, Tocqueville avait vu juste : « Nos lois écrites sont souvent difficiles à comprendre, mais chacun peut y lire ; il n’y a rien, au contraire, de plus obscur pour le vulgaire, et de moins à sa portée, qu’une législation fondée sur des précédents. Ce besoin qu’on a du légiste en Angleterre et aux Etats-Unis, cette haute idée qu’on se forme de ses lumières, le séparent de plus en plus du peuple, et achèvent de le mettre dans une classe à part. Le légiste français n’est qu’un savant ; mais l’homme de loi anglais ou américain ressemble en quelque sorte aux prêtres de l’Egypte ; comme eux, il est l’unique interprète d’une science occulte (4). »

 

La porte d’entrée vers cette « classe à part », c’est la faculté de droit (law school), où les étudiants analysent les précédents judiciaires au cours d’un apprentissage largement axé sur l’étude d’arrêts. Les law schools américaines exigent presque toutes de leurs postulants qu’ils aient effectué quatre ans d’études universitaires avant de pouvoir commencer leur première année de droit. Après trois années d’études de droit, les élèves obtiennent un diplôme de juris doctor leur permettant de postuler au barreau de l’Etat dans lequel ils comptent exercer. Les meilleurs élèves des meilleures facultés — Yale, Harvard, Stanford, Columbia et quelques autres — peuvent espérer couronner leur parcours d’une ou deux années d’exercice auprès d’un juge, ce qui augmente leurs chances d’être recrutés par les grands cabinets ou d’accéder à la haute administration (ministère de la justice, département d’Etat, Maison Blanche...). Pour ceux qui ne parviennent pas à intégrer cette noblesse d’Etat, le parcours qui suit la law school peut s’avérer rude.

 

Le coût des sept années d’études semble exclure d’emblée une part importante des étudiants. Près du tiers de ceux qui se lancent termineront leur cursus en ayant emprunté plus de 120 000 dollars (100 000 euros). C’est pourquoi les jeunes diplômés choisissent les voies qui leur permettront de rembourser leurs dettes au plus vite (5). L’hésitation entre une carrière dans le service public (6) et une autre dans un cabinet privé ne dure jamais très longtemps : la seconde option assure une rémunération trois ou quatre fois supérieure pour un avocat en début de carrière.

Se forger une image de « dur »

Alors qu’en France il existe encore des avocats indépendants qui travaillent sur des dossiers dits sensibles, aucun juriste américain n’envisage de réussir sans s’associer à l’un des grands cabinets, lesquels comptent souvent de deux cents à mille avocats. Les juristes les plus influents du secteur privé ont presque tous fait carrière dans ce type de structure. Alors que les cabinets d’affaires garantissent des revenus conséquents — les associés des plus prestigieux d’entre eux touchent en moyenne 1 million de dollars par an —, les avocats qui se destinent à la politique choisissent plutôt de commencer par un poste de procureur (prosecutor). Parmi les dizaines d’exemples récents, citons MM. Rudolph Giuliani, ancien maire républicain de New York et candidat à l’investiture de son parti à la Maison Blanche en 2008, et John Kerry, sénateur démocrate du Massachusetts et candidat à la présidence en 2004. Dans un cas comme dans l’autre, cette expérience leur a permis de séduire un certain électorat de droite, notamment en se forgeant une image de « dur » (qui n’a sans doute pas suffisamment convaincu dans le cas de M. Kerry, battu par M. George W. Bush). Celle-ci correspond au modèle véhiculé par des séries télévisées comme « Law and Order » (7) et conforté par la tendance des procureurs à donner des conférences de presse triomphantes, amplifiées par la presse à sensation. Le prestige dont ils jouissent est d’autant plus frappant qu’ils font souvent face à des avocats commis d’office, auxquels la défense des indigents ferme les portes de la profession...

 

Impossible de parler du rôle des avocats dans la politique aux Etats-Unis sans mentionner la sous-catégorie, typiquement américaine, des trial lawyers. Au sens strict, il s’agit d’un avocat qui plaide (par opposition à un avocat d’affaires qui négocie, par exemple) ; mais, en pratique, ce terme désigne le nombre relativement restreint de juristes spécialisés dans les procès civils intentés contre les entreprises : droit des consommateurs, responsabilité des fabricants, fautes professionnelles des médecins ou des hôpitaux... Il s’agit fréquemment d’actions en nom collectif (class actions) regroupant plusieurs plaignants. L’ancien candidat à la présidence John Edwards en est un exemple type. Dans quel autre pays un homme politique pourrait-il, sans contradiction apparente, revendiquer l’image (soigneusement travaillée) d’avocat au service des faibles tout en ayant tiré de ce métier une fortune personnelle de plusieurs dizaines de millions de dollars ?

 

Ce paradoxe tient peut-être à la possibilité d’obtenir, au-delà des dommages et intérêts qui compensent le préjudice subi par la victime (comme en droit français), des dommages et intérêts punitifs (punitive damages) qui sanctionnent la faute de l’auteur du délit. Leur montant, souvent livré à l’appréciation d’un jury populaire, peut s’élever à des millions de dollars, là où des juges seraient plus circonspects. Les avocats des demandeurs aux Etats-Unis peuvent donc préférer souvent travailler gratuitement, à condition d’avoir ensuite un pourcentage (de l’ordre du tiers) des montants éventuellement perçus par le plaignant. Le Parti républicain (soutenu par les compagnies d’assurances) et les milieux d’affaires dénoncent régulièrement ce système, en particulier les actions en nom collectif, tandis que le Parti démocrate défend, lui, le statu quo. Dans ces conditions, ce dernier a récolté, en 2009-2010, 96 % des donations électorales de l’American Association for Justice (anciennement Association of Trial Lawyers of America) (8)...

 

Le financement privé des élections a donc ouvert de juteuses perspectives aux trial lawyers qui savaient en profiter. Un comté du Massachusetts a ainsi lancé douze actions en justice quand le portefeuille de son fonds de pension fut affecté par la baisse des cours de la Bourse. Rien d’étonnant... à ceci près qu’il a été représenté par un cabinet dont les avocats avaient fait soixante-huit donations séparées à la campagne du trésorier du comté. Un cas de figure assez banal, somme toute (9), qui illustre la formule de l’éditorialiste Michael Kinsley : le scandaleux à Washington n’est pas l’illégal, mais le légal.

 

Un tel mélange des genres est favorisé par le fait que, aux Etats-Unis, les procureurs et les juges sont élus dans la plupart des cas au suffrage universel direct. Il est arrivé aux premiers, devenus ensuite gouverneurs, de mener campagne en diffusant des spots de publicité les représentant en train de déambuler dans une galerie de portraits où figure leur tableau de chasse, c’est-à-dire les condamnés qu’ils ont fait exécuter. Tocqueville avait imaginé les dangers inhérents à ce mode de désignation : « On s’apercevra un jour qu’en diminuant ainsi l’indépendance des magistrats, on n’a pas seulement attaqué le pouvoir judiciaire, mais la république démocratique elle-même. »

Le juge Brent Benjamin, président de la Cour suprême de Virginie-Occidentale, n’avait pas cru bon de se désister lors d’un litige mettant en cause une entreprise ayant contribué à sa campagne. En juin 2009, la Cour suprême des Etats-Unis considéra qu’il avait eu tort, compte tenu du montant du don reçu (3 millions de dollars, soit plus que le total de l’ensemble des autres donateurs). Les hauts magistrats ont ainsi confirmé que des aides financières moins importantes, ou moins ostentatoires, n’auraient pas nécessairement altéré les rapports entre un justiciable et ses juges.

Alan Audi

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 05:40

A new wave of privatization is getting under way in Russia. Property that until now had been in the hands of the state is being put up for sale. The list of companies that the government plans to sell in full or in part is impressive. This year, state holdings in Sovcomflot and Sberbank are slated to be sold. Sovcomflot owns 132 vessels and is among the five largest ocean-going tanker operations in the world. Sberbank is one of the leading financial companies in all of Eastern Europe.

State holdings in RusHydro, the Federal Grid Company and VTB are also being prepared for sale in 2012. The remaining major state holdings will be sold in 2013, including another stake in VTB and shares in Rosneft, Russian Agricultural Bank, Rosagroleasing and Russian Railways.

 

When asked why this round of privatization is needed in the first place, government officials mumble something unintelligible about the poor investment climate and complain about the lack of money in the budget. Nothing more is asked of these officials. And liberal economists are always so convinced that such assets are best held in private rather than government hands that they demand no proof or justification for the sales.

 

But the few studies that have been done on this subject reveal a far more complex picture. Polish economist Tadeusz Kowalik analyzed the results of privatization in Britain under Prime Minister Margaret Thatcher and found that the process had no impact whatsoever on the overall effectiveness of those companies. True, the performance of some companies improved, but for others it worsened or stayed the same. On average, no radical changes took place. In fact, the privatization process was intended for and achieved a very different purpose — the redistribution of power and property, the undermining of the labor movement and trade unions, the elimination of the welfare state and the weakening of the government’s ability to influence the economy.

 

Russia is pursuing exactly the same goal but has stated it even more explicitly. The investment climate will probably worsen as a result of the privatization deals due to the inevitable corruption involved. At the same time, the “investment climate” that economists love to analyze has about as much significance during an economic crisis as questions of soil quality have during an earthquake. Whatever the “climate” might be, investors only open new businesses when there is demand for their products. And where will increased demand come from if the economy and the people cannot find means for development?

 

It also seems unlikely that the authors of the privatization plan will manage to augment state coffers as promised. They estimate that privatization sales will generate about 1 trillion rubles ($35.3 billion) of income. That sounds like a lot. But is it really so much when spread out over three years? The main problem is that as each company is sold, the government loses that much more long-term income to support the budget. And if government officials can’t effectively manage the money already entrusted to their care, on what basis can we believe that they will spend this windfall in the public’s best interests?

 

And that’s not all. Once the privatization revenues disappear like all the money before it did, how will the state replenish its coffers? Unload even more shares? What will the government do once all the state’s assets are gone? Obviously, not this administration but a subsequent one will be saddled trying to solve that riddle.

 

Russian society might never obtain any benefit from the current round of privatizations, but that doesn’t mean that nobody will profit. As economist Maxim Kozyrev so aptly put it: Those who distributed state assets during the first wave of privatization will be the recipients this time around. That’s good news for Russian officials who dream of joining the middle class. This round of privatization will help those who failed to grab a piece of the pie 20 years ago to fulfill their dreams now.

 

Boris Kagarlitsky is the director of the Institute of Globalization Studies.

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 05:31

Source: Le Devoir.com

«On en est à une manifestation pacifique, mais ça pourrait changer»

Kathleen Lévesque   2 juin 2011  Québec
Depuis deux semaines maintenant, des citoyens innus se relaient à la sortie de la réserve de Betsiamites, des pancartes plantées à côté d’eux. <br />
Photo : Collaboration spéciale
Depuis deux semaines maintenant, des citoyens innus se relaient à la sortie de la réserve de Betsiamites, des pancartes plantées à côté d’eux.

La résistance innue s'organise contre le Plan Nord. Un campement a été érigé le long de la route 138, à mi-chemin entre Forestville et Baie-Comeau, afin de sensibiliser la population et de dénoncer le développement des ressources naturelles proposé par le gouvernement Charest.

«C'est un cri de désespoir. Le gouvernement ne peut pas continuer en nous mettant toujours à l'écart», a lancé l'instigateur de cette manifestation de colère, Arthur Picard.

Ce citoyen innu de trente ans en a ras le bol des visions d'exploitation des richesses du Nord québécois qui ne prennent pas en considération, estime-t-il, la volonté des peuples autochtones qui vivent sur ce vaste territoire. Arthur Picard prend le risque d'être perçu comme un frein au progrès.

«On n'a aucun bénéfice des investissements passés. Aucun Innu ne travaille sur les barrages. Il y a eu des répercussions importantes, humaines et environnementales, aux 13 barrages hydroélectriques bâtis illégalement. Le développement s'est fait à notre insu. C'est la tactique d'Hydro-Québec», soutient M. Picard.

Depuis deux semaines maintenant, M. Picard et une douzaine de citoyens innus se sont installés à la sortie de la réserve de Betsiamites, des pancartes plantées à côté d'eux. Le mouvement a pris de l'ampleur. Depuis une semaine, une quarantaine de personnes se relaient nuit et jour, notamment pour faire signer une pétition.

Les signataires réclament l'arrêt du Plan Nord parce que l'exploitation des ressources naturelles aura des répercussions irréversibles sur l'environnement, les populations et leur mode de vie, que l'uranium n'est pas exclu des minerais exploitables, qu'il n'y a ni consultation des autochtones ni redevances prévues. De plus, le gouvernement n'a pas obtenu le consentement des autochtones avant d'aller de l'avant, comme le prévoit pourtant la Déclaration de l'ONU sur les droits des peuples autochtones.

À l'heure actuelle, seuls les Cris et les Inuits ont appuyé le projet du premier ministre Jean Charest. Ces deux communautés bénéficient d'une protection en vertu de la Convention de la Baie-James. Quant aux Innus, qui représentent 60 % des autochtones touchés par le Plan Nord, ils sont regroupés au sein de l'Alliance stratégique innue et de l'Assemblée des Premières Nations.

Arthur Picard espère que son geste pacifique sera entendu par les autres communautés autochtones ainsi que par la population québécoise en général. Il invite à la solidarité, question de hausser le ton. «Une augmentation des moyens de pression est envisageable. On en est à une manifestation pacifique, mais ça pourrait changer», laisse tomber Arthur Picard.

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 05:27
Publié dans cyberpresse.ca le 02 juin 2011 à 05h00 | Mis à jour à 09h40 Auteur Gabriel Béland - La Presse Le maire Gérald Tremblay a annoncé hier l'embauche d'un nouveau chef de cabinet qui a déjà eu des démêlés avec la justice. L'ancien candidat conservateur et ancien concessionnaire automobile Agop Evereklian va désormais occuper ce rôle névralgique, même s'il a été condamné en 2005 pour une histoire de chèques sans provision. Cette année-là, un jugement de la Cour du Québec a conclu que M. Evereklian avait agi « à l'encontre de la bonne foi » et avait « abusé » de l'un de ses partenaires d'affaires. Le nouveau chef de cabinet du maire était à l'époque concessionnaire automobile. Alors que ses affaires allaient mal, il a acquis une voiture d'un autre concessionnaire Kia afin de la vendre à un client - une pratique courante dans l'industrie. Mais le premier chèque de 29 600 $ qu'il a envoyé à Kia Gabriel s'est révélé sans fonds. Un second envoyé une dizaine de jours plus tard a aussi été refusé, avec la mention « compte fermé ». Puis quelques mois plus tard, l'entreprise de M. Evereklian déclarait faillite. «Le défendeur savait qu'il avait pour plus de 2 millions de dollars de dettes lorsqu'il a contracté avec la demanderesse, écrivait alors le juge de la Cour du Québec. Il savait que le premier chèque ne pouvait pas être encaissé. Il le savait encore davantage pour le deuxième, puisque le compte était fermé. Le défendeur a abusé de la défenderesse.» «Il répugne à l'esprit d'exonérer un administrateur qui a non seulement abusé de la confiance d'un collègue, mais a sciemment omis de lui révéler, un tant soit peu, sa situation financière précaire», peut-on lire dans le jugement. La Cour a donc condamné Agop Evereklian à payer personnellement quelque 30 000$ à Kia Gabriel, ce qu'il a fait. Le maire le défend Au bureau du maire, on a défendu le nouveau chef de cabinet, «qui a une carrière très impressionnante avec plus de 25 ans en politique». «C'est quelque chose qui est arrivé en 2005, c'est une transaction commerciale entre deux compagnies. Les montants en question ont été remboursés, a rappelé le porte-parole du maire, Darren Becker. Le maire était au courant de tout ça, il était très satisfait de toutes les explications qu'il a reçues et il considère le dossier clos.» Candidat conservateur Avant de faire son entrée à l'hôtel de ville, et à part son expérience dans le monde de l'auto, M. Evereklian a surtout été impliqué en politique fédérale. Il a été candidat conservateur malheureux dans Laval-Les Îles en 2008. Toujours sous la bannière conservatrice, il a été défait le 2 mai dernier dans Pierrefonds-Dollard. Agop Evereklian a soulevé une certaine controverse aux dernières élections en engageant Giulio Maturi comme directeur de campagne. M. Maturi avait été accusé en 2009 par l'ancien chef de Vision Montréal, Benoît Labonté, d'avoir cherché à faire embaucher dans sa campagne électorale des bénévoles payés par une entreprise privée, ce qui est illégal. Il avait été chassé du Parti conservateur quelques jours après les accusations de M. Labonté, que lui-même a toujours démenties. Quand des médias ont révélé en mars dernier que Giulio Maturi était de retour chez les conservateurs, M. Evereklian s'est empressé de le renvoyer. Auprès de Gérald Tremblay, Agop Evereklian vient remplacer Hugo Morissette, qui était jusqu'alors chef de cabinet par intérim.
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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 03:05

Lien du document PDF: http://www.irec.net/upload/File/memoires_et_theses/1226.pdf

Auteure: Marie-Pierre Busson - ÉNAP

 

Ce mémoire s’intéresse à la manière dont le gouvernement canadien, depuis la parution en 2000 du « Volet nordique de la politique étrangère », articule la défense de ses priorités et de sa vision du Nord dans les discours officiels. Après avoir souligné l’importance des enjeux arctiques en termes d’environnement, d’exploitation des ressources naturelles, de sécurité et de respect du droit international, il pose la question suivante : quels sont les déterminants qui poussent le Canada à véhiculer une ambition unilatérale quand il s’agit du Nord, alors qu’il adopte habituellement, dans toutes ses autres interventions, une attitude davantage liée au multilatéralisme? L’analyse se base sur le dépouillement des déclarations décisionnelles de trois acteurs d’importance dans la gestion de l’Arctique : le Premier ministre, le Ministre des Affaires étrangères et celui des Affaires indiennes et du Nord Canada. Elle propose des éléments nouveaux qui contribueront à mieux comprendre comment l’identité nationale, la présence d’un puissant voisin, la tradition multilatéraliste, la sensibilité aux questions environnementales, les pressions des nations circumpolaires ainsi que la nécessité d’assurer la sécurité continentale et la prospérité économique charpentent la position du Canada et son discours international sur une région fortement marquée par les changements climatiques et dont le statut suscite des interprétations contradictoires. Source: Institut de recherche en économie contemporaine - http://www.irec.net/index.jsp?p=28&f=499

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 02:51

Source: Lapresse.ca

Publié le 27 mai 2011 à 08h13 | Mis à jour à 10h15

 

«Nous allons insister pour que le gouvernement du... (Photo: André Pichette, archives La Presse)

«Nous allons insister pour que le gouvernement du Québec et l'ensemble des intervenants ne perdent pas de temps. Parce que nous, on y croit au métro», a déclaré Gilles Vaillancourt, maire de Laval.

Photo: André Pichette, archives La Presse

 

Bruno Bisson
La Presse

Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, a présenté hier «une nouvelle politique de l'urbanisme durable» qui prévoit une forte densification résidentielle au centre de l'île Jésus, et qui repose sur l'aménagement de cinq nouvelles stations de métro, dans le coeur institutionnel de la ville.

La mise en oeuvre de cette «nouvelle étape» dans le développement urbain de Laval, a indiqué M. Vaillancourt, est indissociable du projet d'implantation du métro, qui s'étendrait sur près de 8 kilomètres à l'ouest de l'autoroute 15, dans le prolongement des trois stations existantes, inaugurées en 2007.

>>> L'emplacement des cinq nouvelles stations

Les coûts du projet n'ont pas été estimés par le maire, mais ils pourraient s'élever à entre 1,5 et 2 milliards de dollars. En décembre dernier, la Société de transport de Montréal, qui assure l'exploitation du métro, estimait à 1,6 milliard le coût de ses deux tronçons montréalais, d'une longueur similaire au nouveau projet de Laval.

 

Aucun échéancier n'a été avancé. Quand La Presse a suggéré un délai de 10 à 12 ans, le maire a répondu que c'était une estimation «pessimiste».

«Nous allons insister pour que le gouvernement du Québec et l'ensemble des intervenants ne perdent pas de temps. Parce que nous, on y croit au métro, a déclaré M. Vaillancourt. On va être cohérent, et on va organiser des milieux de vie qui ont besoin des transports en commun. Alors, il va falloir aussi que l'appareil public soit cohérent pour la partie qui n'est pas la nôtre, et qu'ils nous le livrent le métro, en fonction de la nouvelle réalité que l'on veut bâtir. L'un n'ira jamais sans l'autre.»

Dans les heures qui ont suivi la présentation du maire de Laval, la Ville de Montréal a senti le besoin de «faire le point» sur les projets de prolongements du métro présentement à l'étude à Montréal, Laval et Longueuil.

D'entrée de jeu, le responsable des dossiers de transports au comité exécutif de Montréal, Michel Bissonnette, a rappelé que le prolongement de la ligne 5 (bleue) du métro a été autorisé par un décret gouvernemental dès 1998, et que le projet est attendu depuis 30 ans dans le nord-est de Montréal.

«Pour nous, et avec tout le respect qu'on doit à nos voisins de Longueuil et Laval, les Montréalais ont la priorité pour le développement du métro. Il y a eu des études en 1984, en 1991, et encore en 2001. Le projet est plus avancé que les autres», a-t-il soutenu.

M. Bissonnette a aussi rappelé que le conseil municipal a voté, en février, une résolution unanime pour «que la Ville de Montréal réaffirme au gouvernement du Québec et aux instances métropolitaines que le prolongement de la ligne 5 du métro vers Anjou est prioritaire à tout autre prolongement et doit mis en chantier dès que possible».

Le maire Vaillancourt a écarté, hier, toute velléité de compétition entre sa ville et celle du maire Gérald Tremblay en insistant sur le fait «qu'une fois toutes les études réalisées, on pourrait très bien avoir trois chantiers distincts, un sur la ligne orange, un sur la ligne bleue et un autre sur la ligne jaune», à Longueuil.

Le développement du métro, a-t-il insisté, est «la seule façon de changer notre modèle de développement urbain, et la seule façon pour arriver à diminuer nos émissions de gaz à effet de serre», qui sont responsables des changements climatiques.

«Le modèle urbain qu'on propose pour la partie centrale de l'île, c'est un modèle qui va justement avoir besoin de ces équipements-là. Et maintenant, la réponse appartient à ceux qui devront la donner», a dit le maire de Laval.

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 02:49

Source: Radio-canada.ca

Mise à jour le vendredi 27 mai 2011 à 17 h 48 HAE

Amir Khadir

Photo: La Presse Canadienne /Jacques Boissinot

Amir Khadir

 

Le député de Québec solidaire Amir Khadir craint que le refus du maire Régis Labeaume de rendre publiques les offres reçues pour la gestion d'un amphithéâtre puisse cacher un cas de favoritisme.

Amir Khadir a affirmé vendredi qu'il était inacceptable que le maire refuse de rendre ces offres publiques, alors que 400 millions $ de fonds publics seront engagés dans la construction de l'édifice.

Jeudi, Régis Labeaume a refusé de lever le secret sur les offres qu'il a reçues en affirmant qu'il est lié par des engagements de confidentialité. Le maire a aussi refusé de révéler quels seront les revenus encaissés par Quebecor grâce aux activités que l'entreprise pourra gérer dans l'édifice.

Selon le député de Québec solidaire, sans connaître les offres, il est impossible d'exclure la possibilité que le conglomérat Quebecor ait été favorisé pour l'obtention du contrat de gestion et de location de l'amphithéâtre.

La députée péquiste Agnès Maltais a affirmé la semaine dernière qu'elle avait vu les offres finales, tandis que son collègue Stéphane Bédard a affirmé qu'elles étaient au nombre de deux.

Agnès Maltais a déposé cette semaine un projet de loi pour mettre à l'abri des contestations judiciaires une entente de principe conclue par Régis Labeaume avec Quebecor, qui s'est engagé à verser à la Ville entre 110 et 200 millions $ sur une période de 25 ans.

La députée péquiste admet avoir une connaissance limitée du processus de mise en concurrence utilisé par le maire. Mais elle a affirmé que le maire a choisi la meilleure offre.

Des juristes du ministère des Affaires municipales sont d'avis que pour respecter la Loi sur les cités et les villes, un appel d'offres aurait été nécessaire, ce que conteste Régis Labeaume.

Amir Khadir a accepté mercredi d'apporter son appui au dépôt du projet de loi privé pour la gestion de l'amphithéâtre, mais à certaines conditions.

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 01:22

Source: radio-canada.ca

Mise à jour le mercredi 25 mai 2011 à 16 h 17 HAE


Aperçu du projet de plage urbaine au Vieux-Port de Montréal

Photo: Société du Vieux-Port de Montréal

Aperçu du projet de plage urbaine au Vieux-Port de Montréal

 

Une plage urbaine verra le jour dans le Vieux-Port de Montréal et devrait être accessible l'an prochain, a annoncé mercredi la Société du Vieux-Port de Montréal.

La plage sera aménagée près du Quai de l'horloge, avec du sable, des chaises longues, des parasols et des jeux d'eau, et sera bordée d'une promenade en bois, a annoncé la PDG de la Société du Vieux-Port, Claude Benoît, devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Elle pourra accueillir jusqu'à 800 personnes.

On ne pourra toutefois pas s'y baigner, en raison de la force des courants.

Des plages urbaines de la sorte ont été créées à Paris, Berlin, Amsterdam, Bruxelles, Budapest et Prague, souligne Mme Benoît.

La Société du Vieux-Port de Montréal investira 180 millions de dollars pour réaménager les abords du fleuve Saint-Laurent et améliorer l'offre récréotouristique.

Elle prévoit entre autres la transformation du Hangar 16 en centre d'événement et d'expositions et le prolongement de la promenade du Vieux-Port vers l'est.

La Société du Vieux-Port souhaite réaliser ces investissements d'ici cinq ans, à temps pour le 375e anniversaire de Montréal et le 150e anniversaire du Canada.

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