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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 01:23

Compte tenu que la chef du Parti Québécois, Mme Marois, refuse d'accepter qu'elle n'a plus le leadership requis pour prendre le pouvoir lors d'une prochaine élection, on peut présumer que, comme il est arrivé avec le Bloc québécois, la fin de ce parti politique approche?

 

Après avoir mené une brillante carrière, qu'est-ce qui mène une personne à ne pas accepter de laisser son tour à quelqu'un d'autre? Pourtant, ce qui est arrivé à Gilles Duceppe devrait être une bonne leçon: vaut mieux quitter dans la gloire que de se laisser engloutir par le vote. Cependant, la leçon n'a pas été apprise et le résultat à la prochaine élection risque d'en surprendre plus d'un.

 

Écoutez l'entrevue donnée par Mme Marois à Paul Arcand: http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=115405

Source de la photo: http://metromonctonnews.com/wp-content/uploads/2011/04/Bloc-Heads-Pauline-Marois-and-Gilles-Duceppe.jpg

Yucca L.

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 22:33

Endroit:  319, St-Zotique Est - Montréal
Tél.: 514-279-4419

Horaire: lundi-mercredi à 18h30

samedi : 11h15

Site Internet: http://www.sergelaflamme.com

 

Voici une brève description du Sensei:

hihan Serge Laflamme, est le W.E.B.B.S. I.C. Amérique du Nord.  Shihan Serge Laflamme a 40 ans d'expérience en arts martiaux et sports de combat et un niveau d'instructeur international.

Il est le fondateur (Soke) de l'Internationale des Arts et des Sciences de la société Ki qui comprend: l'art martial Sogo Ryu Ju-Jitsu, l'art du Yoga et Shin Ki Synerkiologie, un programme de coaching professionnel centré sur l'esprit clair .

Il a été diplômé en 2009, 7e dan (Shichidan) par Soke Brian Cheek, WEBBS (World Elite Black Belt Society).

Il a reçu en 2002, les titres de Shihan et Soke par Hanshi Vincent Cruz, ITSMAF (International San Dix Fédération des Arts Martiaux).

Il est également un auteur et un conférencier. Il a écrit cinq livres, dont le dernier, Le Traité de Modern Samourai, publié par Viamédias, à Paris (2009).

Faits saillants • 1989-2011: entraîneur professionnel et combattant (kickboxing, MMA) 1992-1998: cascadeur professionnel 1989-1998: amateur arbitre Kickboxing (400 épisodes) 1996-1997: le plomb, Donatello, Tortues Ninja, la prochaine mutation (série télévisée Fox Channel) • 1989 et 1990: deux ratifications sur le Guinness Book of Record (rupture de blocs de béton) • 1989: record du monde (100 blocs de béton dans 21,7 secondes)

 

English version

Location: 319, St-Zotique East - Montreal
Tel. 514-279-4419

Hours: Monday-Wednesday at 18:30

Saturday: 11:15

Shihan Serge LaFlamme, is the W.E.B.B.S. I.C. for North America.

Shihan Serge LaFlamme has 40 years of experience in martial arts and combat sports and is an international’s instructor level.

He is the founder (Soke) of the International Arts and Science of Ki Society which includes: the martial art Sogo Ryu Ju-Jitsu, the art of Ki Shin Yoga and Synerkiologie, a professional coaching program centred on the clear mind.

He was graduated in 2009, 7th dan (Shichidan) by Soke Brian Cheek, WEBBS (World Elite Black Belt Society).

He received in 2002, the titles of Shihan and Soke by Hanshi Vincent Cruz, ITSMAF (International San Ten Martial Arts Federation).

He is also an author and a lecturer. He wrote 5 books, among which the last one, The Treaty of the Modern Samourai, published by Viamédias, in Paris (2009).

Highlights• 1989-2011 : professional trainer and fighter (Kickboxing, MMA)• 1992-1998 : professional stuntman• 1989-1998 : amateur Kickboxing referee (400 bouts)• 1996-1997 : lead, Donatello, Ninja Turtles, The Next Mutation (TV series Fox Channel)• 1989 et 1990 : 2 ratifications on the Guinness Book of Record (breaking of concrete blocks)• 1989 : world record (100 concrete blocks in 21,7 seconds)

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 19:26

Source: radio-canada.ca - Blogue de Ronald Georges

Samedi 22 octobre 2011 à 9 h 00
Courriel:

À Gatineau, le Dépanneur Sylvestre n’est pas un dépanneur comme les autres. Exit les cigarettes, les bonbons et les billets de loterie. À la place, vous entrez dans une entreprise d’économie sociale qui produit des plats végétariens, des produits d’aliments crus et offre annuellement plus de 250 repas à contribution libre. Le traiteur du dépanneur embauche des gens avec un handicap ou avec des besoins spéciaux afin de leur permettre d’acquérir une expérience en milieu de travail.

Encore plus, le Dépanneur Sylvestre est un lieu de rencontre, de spectacles, de conférences, d’ateliers divers et d’autres événements à portée sociale ou culturelle. Un minimarché y a lieu le samedi.

L’endroit, établi dans un quartier de la classe moyenne de Hull, est rassembleur.

Sarah Dion-Marquis a rencontré Lisette Parisien, la coordonnatrice des bénévoles du dépanneur, ainsi que des bénéficiaires.

- Écoutez le reportage de Sarah Dion-Marquis. >>

 
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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 04:28
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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 03:49

Source: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/201110/07/01-4455317-vers-la-creation-dun-gouvernement-regional.php

Publié le 08 octobre 2011 à 05h00 | Mis à jour le 08 octobre 2011 à 05h00

« La croissance économique que connaît Mistissini depuis... (Photo: Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

Photo: Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

« La croissance économique que connaît Mistissini depuis dix ans vient de la Paix des Braves», reconnaît le grand chef Richard Shecapio.

Dix ans après sa signature, la Paix des Braves a transformé les Cris du Québec en une nation prospère. Les 16 000 autochtones de la Baie-James ont maintenant un revenu personnel disponible parmi les plus élevés du Québec, grâce notamment aux contrats d'Hydro-Québec et aux transferts gouvernementaux. La Presse est allée voir les impacts de ce boom économique dans les villages de Mistassini et d'Oujé-Bougoumou, près de Chibougamau. Sur place, notre journaliste a été soufflé par ce qu'il a vu. Pas de doute possible, le Nord du Québec a tout un avenir devant lui.

Le gouvernement du Québec s'apprête à céder aux Cris le pouvoir sur l'ensemble du territoire couvert par la Convention de la Baie-James, une région vaste comme la moitié de la France et où se jouera en grande partie l'avenir du Québec. Le gouvernement de Jean Charest et la nation autochtone se sont entendus sur les principes. Il reste à négocier les détails et à signer une entente finale d'ici un an. Quoi qu'il advienne, plus rien ne sera pareil au nord du 49e parallèle.

L'accord-cadre entre la nation crie et le gouvernement du Québec a été présenté en mai comme une simple entente sur la gouvernance menant à la création d'une nouvelle conférence régionale des élus. En réalité, les changements proposés sont majeurs. Des institutions disparaissent et de vastes terres publiques tombent sous la juridiction d'un gouvernement régional où seront représentés les deux groupes qui habitent le territoire : les Cris et les Jamésiens, les résidants non autochtones de la Baie-James.

« Les structures de gouvernance qui sont en place actuellement dans le territoire comme la Municipalité de Baie-James (MBJ) excluent les Cris, qui composent 50 % de la population, souligne Romeo Saganash, député fédéral. L'Afrique du Sud avait un terme pour expliquer ce genre de situation. »

 

Créée en 1971 et réformée en 2002, la MBJ est la plus grande municipalité du monde avec un territoire grand comme le Vietnam. Elle agit en quelque sorte comme une municipalité régionale de comté (MRC) pour les villes jamésiennes de Chapais, Chibougamau, Lebel-sur-Quévillon et Matagami et trois localités dont Radisson. Elle a aussi des pouvoirs sur les terres de catégories II et III de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois.

L'accord-cadre abolit la MBJ et la remplace par le Gouvernement régional d'Eeyou Istchee Baie-James. Pour les 10 premières années, les Cris et les Jamésiens auront une parité de vote. Après, la représentation sera fonction du nombre. Selon les tendances démographiques, les Cris y deviendront rapidement majoritaires.

Pour la nation crie, il s'agit d'une avancée attendue depuis longtemps, tout en se doublant d'un formidable défi, explique Alan Penn, conseiller scientifique du Grand conseil des Cris, au bureau de Montréal. Pour la première fois de leur existence, ce peuple du Nord devra gouverner en collégialité avec les Blancs. Jusqu'à présent, les institutions politiques cries sont ethniques ou nationales, en ce sens qu'elles desservent exclusivement la nation crie, et non pas territoriales comme le sont les institutions des Inuits du Nunavik.

« L'accord-cadre constitue un bon pas en avant, a dit en entrevue Richard Shecapio, 34 ans, grand chef de Mistissini, un village cri à 80 km de Chibougamau. Il n'exprime aucune appréhension quant à la perspective de partager le pouvoir avec les Blancs. Nous devons travailler ensemble », a-t-il fait savoir lors d'une rencontre à son bureau au siège social du Conseil de bande.

Pour leur part, les Jamésiens sont divisés. « Pour travailler dans le Nord, tout à l'heure, il va falloir être affilié à un autochtone », dit un homme d'affaires, sous le couvert de l'anonymat. Il prête l'intention au gouvernement de Jean Charest de donner la Baie-James aux Cris en échange de leur consentement à la mise en oeuvre du Plan Nord.

« Les Cris vont contrôler tout le territoire, soutient un prospecteur minier qui tient lui aussi à taire son nom, et vous n'aurez pas le choix de passer par eux autres. On n'arrêtera jamais de payer. »

D'autres, notamment les politiciens locaux, y voient une évolution souhaitable dans les relations entre Cris et Jamésiens.

« Je vois ça d'un oeil positif et constructif. On est deux communautés qui habitent le territoire. Toutes deux veulent travailler au développement et à l'essor de leur population », dit René Dubé, maire de Matagami, municipalité de 2700 habitants de l'ouest du Nord-du-Québec. Du bout des lèvres, il reconnaît que le gouvernement du Québec l'a placé devant le fait accompli avec l'accord-cadre. Il ne s'en formalise pas outre mesure puisqu'on lui a confirmé qu'il participerait aux négociations menant à l'entente finale.

L'accord-cadre sur la gouvernance dans le territoire d'Eeyou Istchee Baie-James sonne aussi le glas de la Société de développement de la Baie-James (SDBJ), une institution au service des Jamésiens, dont les actifs, fonctions, droits et pouvoirs seront transférés au nouveau Gouvernement régional Eeyou Istchee Baie-James.

La SDBJ gère 1500 kilomètres de routes, deux aéroports et l'incontournable relais routier du kilomètre 381 sur la route de la Baie-James. Elle a engrangé des revenus de 22,4 millions de dollars et un profit de 1 million l'an dernier. Son portefeuille d'investissement, principalement dans des sociétés minières, s'élève à 22 millions, duquel elle a tiré un rendement de 23,3 % en 2010.

Bras investisseur du gouvernement dans le Nord, la SDBJ joue le rôle qui incombe à Investissement Québec, dans le Sud.

« Plus de 40 emplois directs à Matagami dépendent de la Municipalité de la Baie-James ou de la SBBJ, c'est primordial d'y garder ces emplois à Matagami », insiste le maire René Dubé.

Les parties ont un an pour arriver à une entente finale.

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 02:35
Par

Gina Desjardins

Radio-canada,ca
publié le 29 septembre 2011 à 13 h 06
  
 

On a beaucoup parlé par le passé des voitures en mode pilotage automatique. Pas besoin de se concentrer sur la route ou de savoir conduire, on n’aurait qu’à se laisser transporter. Les voitures sans pilote les plus connues sont probablement celles de Google (qui utilisent des Toyota Prius et une Audi TT). Un GPS, des radars, des capteurs et des caméras leur permettent d’être autonomes. Ces voitures circulent déjà en milieu urbain. Il n’y a eu qu’un seul accident impliquant une de ces voitures. Ironiquement, au moment de l’accident, elle n’était pas en mode pilotage automatique. Il y avait bel et bien un employé Google derrière le volant.

Des journalistes ont pu l’essayer à une conférence TED :

 

Mais Google n’est pas la seule compagnie à faire de la recherche sur les voitures autopilotes. D’ailleurs, une compétition de véhicules sans conducteur a eu lieu en 2004, en 2005 et en 2007. Le DARPA Grand Challenge était financé par la « Defense Advanced Research Projects Agency », une agence du département de la Défense des États-Unis. Les deux premières années, la compétition avait eu lieu dans le désert. En 2007, c’était en milieu urbain.

Les voitures autopilotées ne seront pas sur les routes dans les prochaines années, mais les recherches continuent. Déjà, quelques voitures peuvent se stationner en mode automatique.

 

Lecture dans les pensées du conducteur

Le designer Ian Kettle a présenté son concept d’une voiture qui lirait les pensées du conducteur. La voiture Neuron ne serait pas équipée d’un volant ni de pédales. Seul le cerveau du conducteur serait important.

Nissan et l’École polytechnique fédérale de Lausanne en Suisse travaillent également sur ce genre de technologies. Elles pourraient connaître les intentions du conducteur par l’activité du cerveau et le mouvement des yeux. Une analyse de l’environnement permettrait de le faire sans danger.

Contrairement aux voitures sans pilote, les voitures capables d’analyser l’activité du cerveau n’ont pas encore été testées sur les routes.

Cela dit, on voit quand même de plus en plus de technologies basées sur l’analyse du conducteur permettant d’augmenter la sécurité. Volvo tente de déduire l’état de concentration. Par exemple, si le conducteur fait une manoeuvre qui demande de l’attention, le téléphone ne sonnera pas. De son côté, Mercedes se penche sur l’analyse de l’état de fatigue des conducteurs.

Ferrari, pour sa part, aurait déposé des brevets permettant d’adapter la voiture à l’état du conducteur. En analysant quelques données en temps réel – tension artérielle, électrocardiogramme, respiration, activités des yeux (nombre de battements de la paupière) et activité du cerveau –, la voiture pourrait s’adapter. Par exemple, offrir plus de sécurité en cas d’une mauvaise concentration.

Dans un futur lointain, que préfériez-vous? Vous faire conduire ou vous faire analyser l’activité cérébrale?

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 02:01

Source: radio-canada.ca

20 septembre 2011

La Société de transport de Montréal a présenté mardi matin la maquette grandeur réelle d'une des nouvelles voitures qui remplaceront graduellement les wagons du métro de Montréal à partir de 2014.

Dans ces nouveaux wagons modernes aux lignes épurées, les voyageurs devraient bénéficier de plus d'espace, de fenêtres plus grandes et, surtout, de passerelles qui permettront de passer d'un wagon à l'autre pendant que le train est en marche.

Les nouvelles rames, qui seront toutes équipées de caméras de sécurité, seront aussi dotées d'un système de ventilation plus performant que dans les wagons actuels, où il fait parfois très chaud l'été.

Les loges des opérateurs, elles, seront nettement plus spacieuses et équipées d'instruments informatiques performants.

Selon la Société de transport de Montréal, qui a commandé 468 nouvelles rames de métro au consortium Bombardier-Alstom au prix de 1,2 milliard de dollars, les échéanciers prévus sont jusqu'ici respectés pour la livraison des nouveaux wagons du métro.

« Nous allons recevoir entre le printemps et l'automne 2013 les voitures test et on va recevoir au cours de 2014 les rames opérationnelles service client », a expliqué Michel Labrecque.

La Société de transport de Montréal a signé officiellement le contrat de commande de ces nouveaux wagons le 22 octobre 2010, soit avec quatre ans de retard en raison notamment de la contestation judiciaire du constructeur Alstom, qui s'était élevé à l'époque contre l'attribution du contrat sans appel d'offres au constructeur Bombardier.

     

    Nouvelles rames

    Représentation des nouvelles rames du métro de Montréal.

    Intérieur des nouveaux wagons du métro de Montréal

    Photo: Société de transport de Montréal

    Métro de Montréal

    L'intérieur des nouvelles rames du métro de Montréal.

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    17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 02:55

    Le rapport est disponible à l'adresse suivante: http://www.scribd.com/doc/65126106/Le-rapport-de-l-Unite-anticollusion

    Source: Radio-canada.ca

    L’Unité anticollusion (UAC) a pour mission de prévenir la collusion dans l'attribution de tous les contrats dans lesquels le Ministère a une participation financière directe ou indirecte. L’unité déploiera à cette fin des mécanismes de détection de situations préjudiciables qui contribueront à favoriser la pratique loyale des affaires et la saine concurrence au sein des marchés.

    Dans la réalisation de sa mission, l’unité travaillera en étroite collaboration avec la Sûreté du Québec. L’UAC devra notamment signaler tout cas de collusion, réelle ou appréhendée, aux autorités policières de l’Opération Marteau.

    Pour la direction de cette équipe, le ministère des Transports dispose de l’expertise d’un homme d’une grande expérience du milieu des enquêtes, M. Jacques Duchesneau. Ce dernier a été président et chef de direction de l’Administration canadienne de la sûreté dans les transports aériens et directeur du Service de police de la communauté urbaine de Montréal.

    Source: http://www.mtq.gouv.qc.ca/portal/page/portal/ministere/ministere/unite_anticollusion

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    31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 03:27

    Live en 1995 (Paris) à l'émission Taratata...

    http://www.youtube.com/watch?v=X3df4igw9iY&feature=related

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    31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 02:59

     

    Source: http://www.lecouac.org/ - Auteur: Éric Martin - juillet / août 2011

    Après la défaite du Bloc et l’implosion du Parti Québécois, le mouvement souverainiste est en débandade. Les journalistes, qui guettent toujours la nouveauté, n’en ont plus que pour un parti qui n’existe même pas encore, mais qui semble déjà valoir mieux que Québec solidaire comme alternative aux partis dominants. Ce parti est celui de François Legault. Il propose la mise au rancart de la question nationale, et l’installation au pouvoir de l’imaginaire managérial. Nous sommes dans quelque révolution tranquille vers le totalitarisme économique forclos.

    N’y étions nous pas déjà ? En quelque sorte. Le parti libéral avait déjà défini notre vie commune comme relevant de « l’économie d’abord ». Harper avait déjà refusé de signer des traités environnementaux ou de déclencher des élections sous peine que cela « serait mauvais pour l’économie ». La centrale nucléaire de Fukushima avait négligé les inspections pendant dix ans et stocké deux fois plus de combustibles nucléaires dans les piscines qu’à la normale. L’entreprise visait à réduire ses dépenses pour maximiser le rendement actionnarial. Nous savions donc déjà que l’économie était plus importante que tout le reste, que notre culture, nos vies, la nature et j’en passe.

    Ce qui est nouveau, c’est l’effondrement de la façade du parti québécois. Le PQ a « perdu la face », comme on dit. Depuis longtemps, le coeur n’y était plus, et voici tout récemment qu’il avait perdu la tête. Qu’il ait achevé sa course sur une histoire de hockey, par pur opportunisme, est un autre signe du déclin de notre vie publique. Le parti qui avait prétendu porter l’émancipation de notre peuple s’éteint sur un débat sans envergure, et dans le mépris le plus total du sens de l’État.

    Bien sûr, le parti québécois n’avait jamais été socialiste ou anticapitaliste, et, hormis quelque sursaut, avait eu une attitude largement autonomiste, surtout ces dernières années. Il avait commencé à tenir un discours social-libéral qui le rapprochait de plus en plus du capitalisme d’État managérial, avec ses mesures de performance et ses institutions gouvernées comme des entreprises. Il est assez caractéristique que ce parti n’ait pas produit de relève au plan de l’utopie de libération, mais qu’il ait généré des hordes de jeunes technocrates en manque d’attention, et que ses plus « grands » « intellectuels » soient pour la plupart devenus des « lucides » ou des adeptes du « third-way » à la Tony Blair.

    François Legault a-t-il déjà été souverainiste ? sait qu’il a déjà été manager d’une entreprise d’aviation. À ce titre, il n’a qu’une patrie : la gestion, la performance, l’argent. Voilà les nouvelles valeurs du nouveau Québec entrepreneurial. « Quand on n’a plus d’autre idée que d’être efficace », disait le sociologue Gilles Gagné, c’est que l’on est prêt à se dissoudre dans une formule mathématique ». Il est assez significatif que l’effondrement du PQ laisse éclore ce managérialisme décomplexé, comme si, derrière le visage essouflé de la rengaine souverainiste, il n’y avait plus eu, depuis longtemps, que les comptables qui avaient encore le vent dans les voiles.

    Jusqu’à quelle point cette triste sentence est vraie se vérifie dans ce que Pauline Marois raconte : “À mon point de vue, le programme de Québec solidaire, c’est impossible pour un gouvernement de réaliser ça. Puis, en plus, ce qu’ils nous proposent, je n’ai pas rêvé, c’est une décroissance de l’économie, qu’on pense à une décroissance lente de l’économie. Ben voyons donc, sur quelle planète on vit ? Il faut travailler à faire croître notre économie, pour faire plus de richesse pour mieux la partager. Ici, on la partage mieux, d’ailleurs. [...]Moi, j’ai rien contre les utopistes, les rêveurs. Mais on ne peut pas confier le gouvernement à un utopiste, là. On n’ira nulle part”.

    Sur quelle planète vit-on, en effet, lorsqu’un parti prétendument souverainiste défend la croissance à tout prix, au beau milieu de la fin du monde et de la crise écologique, et qualifie tout autre discours “d’utopie” ? Dans un totalitarisme du capital. Ce n’est rien de nouveau, dira-t-on, le parti libéral disait déjà tout ça, les socialistes en France n’ont-il pas accouché de Dominique Strauss-Khan, etc., etc. C’est bien vrai.

    Il y a là cependant quelque chose de nouveau avec François Legault : la fin des apparences. Pierre Vadeboncoeur appelait cela : la déspiritualisation. On ne prétend même plus espérer mieux que la médiocrité “Tout, sauf le moindre socialisme”, disait-il pour décrire ce monde forclos où l’on traite Amir Khadir et toute la gauche comme des hurluberlus. Or, le Québec mérite mieux que de finir comme une gigantesque entreprise. Dans le vaccum que laisse le PQ, mort cérébralement sinon de fait, il y a de la place pour bâtir un autre Québec, et je ne l’entends pas uniquement au sens électoral, puisque cela commencera dès l’automne avec la lutte des étudiant-e-s contre l’école-entreprise. La débilité profonde de cette époque est une invitation à nous réapproprier notre vie publique, et à virer la bêtise entrepreneuriale avant que nous contractions tous et toutes sa gangrène mentale.

     

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