Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

Articles Récents

Liens

17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 00:17

Voir: https://papyrus.bib.umontreal.ca/jspui/bitstream/1866/2865/1/Bourget-K-Evaluation-archives-audiovisuelles-TVA2009.pdf

 

 

Repost 0
Published by Yuk
commenter cet article
11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 22:36
Source: ledevoir.com
La Presse canadienne   11 avril 2011 15h34  Élections 2011
Le Sommet du G8 et du G20 a été encadré par un imposant dispositif de sécurité.
Photo : François Pesant - Le Devoir
 
Le Sommet du G8 et du G20 a été encadré par un imposant dispositif de sécurité.
Dans un rapport préliminaire daté du 13 janvier, la vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, affirmait que le gouvernement Harper a trompé le Parlement afin d’obtenir son accord pour la création d’un fonds de 50 millions $ destiné à des dépenses discutables pour accueillir le sommet du G8 dans une circonscription conservatrice. Mme Fraser laissait même entendre que la manoeuvre pourrait avoir été illégale.

La vérificatrice générale a examiné les dépenses d’un milliard de dollars engagées par le gouvernement pour la tenue du sommet du G8 dans un lieu de villégiature ontarien, et pour la réunion subséquente des leaders du G20 au centre-ville de Toronto.

Mme Fraser devait déposer son rapport final en Chambre le 5 avril, mais puisque les Communes ne siègent plus, ce document ne sera rendu public qu’après les élections du 2 mai.

Cependant, La Presse Canadienne a pu prendre connaissance du chapitre consacré au Fonds d’infrastructure du G8 dans la version préliminaire du rapport d’audit, datée du 13 janvier.

Ce document révèle que le ministre de l’Industrie, Tony Clement, le maire de Huntsville et le directeur général du Deerhurst Resort, qui a accueilli le Sommet, ont choisi les 32 projets qui ont été financés, apparemment sans se soucier des besoins du Sommet ou des conditions établies par le gouvernement.

Le rapport fournit des munitions aux partis d’opposition, qui ont depuis longtemps dépeint le fonds de 50 millions $ comme une enveloppe discrétionnaire visant la réélection de Tony Clement.

Diffusion du rapport

Le Bloc québécois a immédiatement appelé, ce matin, le premier ministre Stephen Harper à autoriser la diffusion du rapport. Les conservateurs se sont empressés d’accepter, affirmant que le contenu de l’ébauche du rapport ne reflétait pas la version finale.

Mais Mme Fraser a aussitôt indiqué qu’elle ne pouvait publier son rapport maintenant, et qu’elle s’abstiendrait de tout commentaire sur le sujet.

«La Loi sur le vérificateur général nous interdit de présenter des rapports quand le Parlement n’est pas réuni. Le Bureau du vérificateur général du Canada conserve la garde de ses rapports jusqu’à ce que ceux-ci soient remis au président de la Chambre des communes, lequel se charge de les déposer en Chambre», a-t-elle expliqué cet après-midi par voie de communiqué.

Mme Fraser souligne qu’il est d’usage de présenter le rapport préliminaire aux organismes concernés, pour qu’ils puissent «confirmer les faits sur lesquels nos conclusions sont fondées, nous fournir des renseignements supplémentaires s’il y a lieu, et préparer leurs réponses à nos recommandations».

Ainsi, «seule la version définitive de nos rapports, celle présentée au Parlement, est représentative des constatations et des conclusions d’un audit», a-t-elle indiqué. «Je recommande fortement au public d’attendre que la version définitive de notre rapport sur le Fonds d’infrastructure du G8 soit présentée au Parlement et rendue publique.»

Des trottoirs à 100 km de distance

Parmi les dépenses discutables notées dans son rapport préliminaire, la vérificatrice générale relève 274 000 $ pour des toilettes publiques construites à 20 kilomètres du site du Sommet, 100 000 $ pour un kiosque situé à une heure de route, 1,3 million $ pour des trottoirs et un parc à 100 kilomètres de l’événement, et 745 000 $ pour des travaux dans le centre-ville de trois municipalités situées à près de 70 kilomètres de Huntsville.

Selon le rapport préliminaire, c’est l’équipe de liaison de Tony Clement sur place qui avait la responsabilité d’identifier et de proposer des projets susceptibles de recevoir du financement, en collaboration avec le bureau de gestion du sommet au ministère des Affaires étrangères. Toutefois, les fonctionnaires qui faisaient partie de cette dernière structure n’auraient jamais été consultés, selon Sheila Fraser.

Dans le rapport préliminaire, on lit qu’en novembre 2009, le gouvernement a déposé des demandes de crédits supplémentaires de 83 millions $ pour le Fonds sur l’infrastructure frontalière, visant la réduction de la congestion aux postes frontaliers. Le gouvernement Harper n’a jamais mentionné que la majorité de cet argent — 50 millions $ — était destinée au Fonds d’infrastructure du G8, même si Huntsville se trouve à des lieues de la frontière canado-américaine.

Sheila Fraser soulignait qu’en vertu des lois financières, les fonds doivent être alloués à des projets inscrits dans les demandes de crédits supplémentaires. «Cela fait en sorte que les fonds publics sont dépensés tel qu’autorisé par le Parlement et pour les objectifs fixés par le Parlement», écrit Mme Fraser.

«Nous avons déterminé que l’argent alloué aux projets d’infrastructure du G8 à partir du Fonds sur l’infrastructure frontalière a été approuvé par le Parlement sans aucune indication que les 50 millions $ seraient dépensés pour des projets liés au G8. En conséquence, selon nous, le Parlement a été mal informé.»

Le rapport préliminaire mentionne aussi que le Conseil du trésor est en désaccord avec les conclusions de l’équipe de Mme Fraser. Il s’agit d’une «procédure habituelle» de fusionner les informations afin «d’éviter tout délai qui aurait pu survenir dans le processus de financement de l’événement», selon ces fonctionnaires du Trésor.

Selon la vérificatrice générale, des fonds d’infrastructure similaires mis sur pied à d’autres occasions ont reçu des montants beaucoup moindres. En 2001, la Ville de Québec avait obtenu 4,5 millions $ pour accueillir le Sommet des Amériques, et la même année, Kananaskis, en Alberta, avait reçu 5 millions $ pour le Sommet du G8.
Repost 0
Published by Yuk
commenter cet article
11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 18:04

Publié dans La Presse le 11 avril 2011 à 05h00 | Mis à jour à 10h18

 Joël-Denis Bellavance La Presse

 

(Ottawa) Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) a-t-il enquêté sur Stephen Harper lorsqu'il était conseiller de Preston Manning, alors chef du Parti réformiste, à la fin des années 80 et au début des années 90? Le SCRS refuse de confirmer ou d'infirmer s'il détient des documents démontrant que M. Harper, premier ministre depuis 2006, a déjà fait l'objet d'une enquête secrète de la part de ses agents. La Presse a demandé au SCRS en février de lui fournir, en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, tous les documents en sa possession pouvant démontrer que M. Harper a fait l'objet de surveillance par des enquêteurs entre le 1er janvier 1988 et le 31 décembre 1995. M. Harper a agi à titre de conseiller de M. Manning à la fin des années 80 avant d'être élu député réformiste en 1993. «Conformément au paragraphe 10 (2) de la Loi sur l'accès à l'information, nous ne pouvons ni confirmer ni infirmer l'existence des documents demandés concernant M. Harper. (...) Nous vous mentionnons cependant (...) que si ces documents existaient, ils pourraient vraisemblablement faire l'objet d'exceptions en vertu d'un ou plusieurs des articles de la Loi», affirme le SCRS dans une lettre datée du 5 avril. L'un des articles cités est le 15 (1) qui traite des «efforts déployés par le Canada pour réprimer des activités hostiles ou subversives». Infiltrer le Parti réformiste Rappelons qu'en 1989-1990, le SCRS a tenu un dossier qui s'intitulait simplement «Preston Manning» pendant une période de trois mois. À l'époque, le SCRS cherchait à savoir si un gouvernement étranger avait versé jusqu'à 45 000$ à Preston Manning et au Parti réformiste afin de donner un coup de main à M. Manning pour défaire l'ancien ministre des Affaires étrangères Joe Clark dans sa propre circonscription de la région de Calgary, aux élections de 1988. Le SCRS n'a jamais pu confirmer ces allégations. Mais le SCRS avait aussi recruté et payé un adepte de la suprématie blanche, Grant Bristow, pour infiltrer le Parti réformiste. M. Bristow, qui avait contribué à la fondation du groupe néo-nazi Heritage Front, avait participé à la planification des mesures de sécurité pour deux rassemblements majeurs du Parti réformiste en 1991 et 1992 et avait servi de garde du corps à Preston Manning à quelques occasions. Dans un rapport sur cette affaire publié en décembre 1994, le comité de surveillance du SCRS avait affirmé que l'agence était justifiée de pratiquer l'espionnage de groupes qui préconisent la suprématie de la race blanche, mais que l'une des sources du SCRS était allée trop loin en infiltrant le Parti réformiste. Toutefois, le rapport concluait que le SCRS n'avait pas espionné le Parti réformiste en tant que tel, une affirmation qu'ont toujours mise en doute Preston Manning et ses députés de l'époque. M. Manning avait déclaré que toute cette controverse avait les allures d'un «Watergate canadien». Rappelons que la Gendarmerie royale du Canada (GRC), autrefois responsable du service de renseignement jusqu'en 1984, a espionné pendant trois décennies l'ancien premier ministre de la Saskatchewan et premier chef du NPD, Tommy Douglas. Des agents assistaient à ses discours, analysaient ses écrits, et ses conversations privées étaient interceptées. Le SCRS refuse depuis des années de rendre publics les renseignements qui ont été colligés. L'organisme soutient que le dévoilement des documents pourrait menacer la vie d'informateurs et que ses activités pourraient être compromises. Le SCRS souligne que des informateurs qui ont participé à la surveillance du politicien, décédé en 1986, sont toujours en service et que des techniques d'enquête pourraient être minées. - Avec William Leclerc

Repost 0
Published by Yuk
commenter cet article
6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 18:27

Publié dans lapresse.ca le 02 avril 2011 à 09h30 | Mis à jour le 03 avril 2011 à 14h36

Personne n'aurait pu prédire que la «carrière» de Zombie Boy exploserait de cette façon: défilé pour Thierry Mugler, clip, photos et film.

Photo: AFP

Hugo Dumas
La Presse

Zombie Boy, alias Rick «Rico» Genest de Montréal, poursuit sa percée médiatique. Il tourne présentement dans un film de samouraïs (47 Ronin) à Budapest avec Keanu Reeves et Rinko Kikuchi, révélée dans Babel.

Au rayon de la mode, son corps tatoué comme un squelette a tapissé les pages du magazine Vogue Hommes au Japon et du GQ Style. Et, pour couronner le tout, Lady Gaga a chanté les louanges du jeune homme de 25 ans lors d'une grande entrevue accordée dans les bureaux de Google, le 23 mars.

«Ce que son look dit, c'est: je ne vais pas laisser la société ou les critiques me dicter ma beauté. Chaque personne définit sa propre beauté. Et Rico se définit de façon artistique et non par rapport à ce que la société lui accorde comme valeur», a expliqué Miss Gaga, qui a inclus Rick Genest (et arboré le même visage zombifié que lui) dans son vidéoclip Born This Way (voir http://www.youtube.com/watch?v=wV1FrqwZyKw).

Honnêtement, personne n'aurait pu prédire que la «carrière» de Zombie Boy exploserait de cette façon: défilé pour Thierry Mugler, clip, photos et film. Il a beau être aimable et affable, selon ses proches, il ne possède pas vraiment de talent extraordinaire, si ce n'est son physique recouvert de dessins macabres indélébiles.

 

En même temps, dans cette magnifique culture du 2.0, plus besoin de posséder un don extraordinaire pour devenir célèbre (c'est le demeurer qui s'avère plus compliqué). Regardez la Californienne Rebecca Black. L'adolescente de 13 ans a accumulé les visionnements sur YouTube - près de 70 millions - parce que les internautes trouvaient sa chanson Friday atroce et pourrie. Pourtant, elle s'est ramassée chez Jay Leno et enregistrera bientôt un album complet. Soupir.

Bref, tant mieux pour Rick Genest s'il peut engranger de l'argent et profiter de ses 15 minutes de gloire. Son parcours est loin d'avoir été rose jusqu'à présent et un peu de lumière ne nuira pas.

Après la publication d'un long portrait de Zombie Boy dans La Presse, il y a un mois, ses parents Roch et Catheryne m'ont écrit une lettre m'accusant «d'abaisser un jeune artiste montréalais en pleine ascension, plutôt que de souligner son succès et de donner de l'espoir à d'autres jeunes artistes».

Je comprends leur cri du coeur et je ne commenterai pas sur la notion d'«artiste». Car cela n'a pas dû être facile pour eux, toutes ces années rock'n'roll que Rick a passées au square Viger, à laver des pare-brises et à dormir dehors.

À la cour municipale de Montréal uniquement, l'historique de Rick Genest renferme 26 dossiers pour diverses infractions aux règlements de la Ville de la Montréal et à ceux de la STM. En les épluchant, on constate que le jeune punk a entretenu une relation compliquée et hostile avec les autorités. Et avec son visage tatoué, probablement que les policiers de Montréal le repéraient plus facilement que ses autres camarades squeegees.

Ce qui lui est reproché? Rien d'extrêmement grave. Il n'a pas de casier judiciaire, mais a collectionné les amendes salées sur une période de six ans, conséquence directe de sa vie dans la rue. La première transgression documentée remonte en novembre 2003, alors que Rick Genest, 18 ans, «a entravé la libre circulation des voyageurs au métro Berri-UQAM».

En 2004, Zombie Boy a multiplié les écarts de conduite: les policiers l'ont intercepté ivre sur la voie publique, il s'est trouvé au square Viger après les heures de fermeture, il a franchi le tourniquet au métro Champ-de-Mars sans payer, il a troublé la paix à l'angle des rues Saint-Denis et Viger, il a consommé de l'alcool sur le domaine public, ce genre de frasques.

En juin 2005, il a été pincé avec un couteau, toujours au square Viger. Puis, le même petit manège s'est répété en 2006, 2007, 2008 et 2009: il a répandu du liquide sur le sol du domaine public, il a pris le métro sans payer, il a refusé d'obéir à un agent de la paix, il a falsifié, prêté ou reproduit un titre de métro, il s'est assis sur le sol d'un wagon de métro à la station Laurier, alouette.

La plupart du temps, quand il se faisait épingler, Rick donnait l'adresse de ses parents, à Châteauguay. Il a aussi créché dans un immeuble très modeste, c'est un euphémisme, de la rue Berri, au sud de la rue Saint-Grégoire, dans un des coins plutôt glauques du Plateau Mont-Royal. À au moins deux reprises, il a également laissé l'adresse du Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal, rue Ontario Est.

Entre vous et moi, plusieurs des incartades de Zombie Boy ressemblent à de l'acharnement policier. N'empêche: il y a des règles dans une société et elles s'appliquent à tous, peu importe le mode de vie choisi.

Quand Nicola Formichetti, le bras droit de Lady Gaga et directeur de création chez Thierry Mugler, a remarqué Rick Genest sur Facebook cet hiver, il y avait un gros pépin. Zombie Boy ne possédait pas de passeport et devait près de 10 000$ en amendes non payées. Formichetti a alors joint l'avocat montréalais Colin Singer, spécialiste en immigration, et le 18 janvier dernier, ta-dam, les compteurs ont été remis à zéro.

Rick est depuis parti pour la gloire. Réussira-t-il à rester au top très longtemps? On verra. Contrairement à l'encre permanente qui colore sa peau, la gloire, elle, est bien éphémère.

Je lévite

Avec l'album Safari Disco Club de Yelle. Alors, on danse? Comment résister aux sonorités vitaminées et toniques de cette adorable chanteuse électro-pop française? Ça nous rappelle que le printemps et l'été s'en viennent (on l'espère, en tout cas).

Je l'évite

La chanson Mr Saxobeat d'Alexandra Stan. D'abord, c'est carrément mauvais. Ensuite, ça s'incruste dans votre coco pendant au moins 24 heures. À l'aide!

Repost 0
Published by Yuk
commenter cet article
3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 23:07

Source: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/port-de-montreal/Securite.html

 

Le temps où il était possible d'aller pêcher ou flâner sur les quais est révolu.

Photo: Luc Lavigne

 

L’accès au port est contrôlé par différents services de sécurité de l’Administration portuaire de Montréal et par des entreprises de sécurité privées. Lorsqu’ils ont le dos tourné, ils peuvent compter sur plus de 350 caméras haute définition qui enregistrent le moindre déplacement.

 

Un véhicule de sécurité de l'Administration portuaire de Montréal.
Photo: Luc Lavigne

 

 

L’Agence des Services frontaliers du Canada (ASFC) a quant à elle le mandat d’examiner la marchandise et de contrôler les arrivées et départs des individus à bord.

 

Vingt-quatre heures avant qu'un conteneur soit autorisé à être mis à bord d'un navire, une fiche détaillant la cargaison est envoyée à l’ASFC. Une équipe évalue alors les risques du contenu afin de prendre les mesures nécessaire lors de son arrivée au pays.

 

Tous les conteneurs qui arrivent au port - environ 500 000 par année - passent dans un portail de détection des radiations pour identifier les matières dangereuses. Lorsqu'un niveau de radiation anormal est détecté, des agents font une radiographie du conteneur. Ils peuvent ainsi examiner la cargaison sans ouvrir le conteneur.

 

 

Chaque jour, une centaine de conteneurs font l’objet d’une inspection à la radiographie.
Photo: Luc Lavigne

 

Tous les agents de l'Agence des services frontaliers portent un dosimètre afin de mesurer le niveau de radiations auquel ils sont exposés.
Photo: Luc Lavigne

 

Si des doutes subsistent sur la marchandise à l’intérieur d’un conteneur, ce dernier est amené au Centre d'examen des conteneurs de l’ASFC, à proximité des terminaux. En 2009, 5300 conteneurs ont été complètement vidés. On y a saisi une quantité record de marchandises illégales: principalement des drogues, des voitures volées - destinées à l’exportation - et des produits chimiques.

 

Du 1er avril 2009 au 31 mars 2010, l’Agence des services frontaliers du Canada a effectué 70 saisies de stupéfiants d’une valeur estimée à 1,77 milliards de dollars, soit 75 % de la valeur totale des drogues saisies au pays.

 

Selon le rapport 2010 du Service canadien de renseignements criminel écrit, environ 20 000 véhicules volés sont exportés illégalement du Canada, principalement par les ports de Vancouver, de Halifax et de Montréal.

 

Les firmes de sécurité privées ont quant à elle le mandat de contrôler l’accès aux terminaux pour lesquels elles travaillent. Elles s'assurent donc que le bon conducteur est à bord du bon camion et transporte le bon conteneur. La Gendarmerie royale du Canada, la Sûreté du Québec et le Service de police de la Ville de Montréal interviennent seulement en cas d’incidents ou lorsqu’une enquête touche les activités portuaires.

Repost 0
Published by Yuk
commenter cet article
3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 23:00

Radio-canada.ca - Journaliste: Bruno Maltais

 Le port de Montréal est l’un des principaux centres de transbordement en Amérique du Nord. Plus d’un million de conteneurs y transitent chaque année, dont 80 % des marchandises importées au Québec. À cela s’ajoutent des millions de tonnes de produits en vrac et quelque 47 500 passagers et membres d’équipage.

 

Comment fonctionne le port de Montréal? Quelle est son importance pour la métropole? Quels sont ses défis et ses particularités? Radio-Canada vous propose une visite exclusive du port et des rencontres avec ses principaux acteurs.

Voir le reportage vidéo:

L'avenir du port de Montréal : le reportage de Patrice Roy

Repost 0
Published by Yuk
commenter cet article
1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 03:55
Ledevoir.com - 4 décembre 2010 - section Le Devoir de philo
Auteur: Francis Bastien - Collège de Sainte-Foy
Dans certaines régions du monde, la déforestation et ses conséquences, comme la désertification des terres et le manque d’eau potable, appauvrissent la vie humaine et la rendent souvent sordide. <br />
Photo : Agence Reuters Alberto Lowe
Dans certaines régions du monde, la déforestation et ses conséquences, comme la désertification des terres et le manque d’eau potable, appauvrissent la vie humaine et la rendent souvent sordide.
L'humain a évolué de la même manière que les animaux, mais dans une autre direction : l'intelligence. C'est ce plus grand potentiel cognitif qui a ouvert la porte à la technique. Le concours «Philosopher» invite chaque année les étudiants du réseau collégial québécois à proposer leur réflexion sur un thème d'actualité. Nous publions le texte gagnant pour l'édition 2010.

L'évolution de l'homme est une histoire unique, un parcours jamais défriché auparavant sur Terre. Entre la station verticale de l'Homo erectus et l'édification de gratte-ciels par l'Homo techno-logicus (expression d'Yves Gingras), l'humain s'est dirigé toujours plus rapidement dans une même direction: celle de la technologie. Cette technologie, aujourd'hui omniprésente dans nos sociétés, a une influence sur la manière dont les humains vivent... et vivront. Mais est-ce un progrès?

La technique est-elle synonyme de progrès? C'est une question aussi complexe qu'il y a d'interprétations possibles au concept de progrès. Pour y répondre, je commencerai donc par définir les concepts impliqués, pour ensuite présenter les opinions sur la question qui ont le plus marqué l'histoire. Je décrirai alors les impacts de la technique sur les différentes formes de progrès, avant de proposer des solutions aux problématiques soulevées.

La notion de progrès

La notion de progrès peut être abordée de deux manières radicalement différentes. Premièrement, d'un point de vue biologique, un progrès est une adaptation continuelle, un changement qui procure un avantage évolutif et permet une meilleure survie. Dans cette optique, l'éthique est en tout point absente; une espèce qui évolue ne s'adapte pas aux considérations morales, inexistantes chez la faune et la flore sauvage, mais bien aux conditions de son milieu, à la compétition et aux ressources disponibles.

Toute cette adaptation est un progrès pour un animal, puisque c'est ce qui lui permet de mieux vivre, dans le sens strictement biologique.

Mais l'humain, justement, a cessé de se considérer comme un simple animal. Est alors apparue la conception plus philosophique du progrès, celle d'une amélioration morale de l'homme. Cette morale n'obéit pas à la logique de la nature car elle y est un concept raisonné, indéfini avant l'arrivée de l'humain. Les fondements de l'éthique ne sont pas les mêmes que ceux des lois de la nature.

Cette vision du progrès comme un avancement «vers le bien: vers l'accroissement des connaissances, de l'esprit et du bonheur de l'homme» (Didier Julia), est donc nouvelle et il est plus complexe de s'interroger sur l'impact de la technique là-dessus. Cette dichotomie radicale est une simplification extrême, j'en conviens, mais il est important de la mettre en évidence et de bien séparer ces deux pôles pour mieux comprendre ce qui est à la racine du problème.

La civilisation moderne

Mais d'abord, on doit s'attarder à ce qu'est la technique et à ce qu'elle apporte à l'homme. La technique peut être définie comme «l'ensemble des procédés ordonnés» étant «employés à l'investigation et à la transformation de la nature» (Didier Julia).

Cette transformation, intimement liée au développement économique, est visible dans presque tout ce qui constitue la civilisation humaine de nos jours: industrialisation, médecine, exploitation agricole et forestière, urbanisation, etc. La technique, instigatrice de cette expansion matérielle, a donc des effets importants sur la civilisation moderne, dont elle constitue la base.

Les opinions concernant cette technique et le progrès divergent. Pour Francis Bacon, il était possible de progresser indéfiniment, de «reculer les bornes de l'Empire humain en vue de réaliser toutes les choses possibles» avec l'aide de la science expérimentale, dans le but d'atteindre une situation idéale, utopique, où la science aurait comblé tous les désirs des hommes et d'où il découlerait que les moeurs seraient bonnes et que régnerait l'harmonie, comme dans la Nouvelle Atlantide. Ainsi, la technique, apportant prospérité et santé, encouragerait le progrès moral.

Pour Jean-Jacques Rousseau, au contraire, «les sciences et les arts», pour reprendre l'expression de l'époque, corrompent les hommes en favorisant les biens du corps au détriment de ceux de l'esprit, qui sont pourtant essentiels: «L'esprit a ses besoins, ainsi que le corps. Ceux-ci sont les fondements de la société, les autres en font l'agrément.»

L'idéal scientifique, où la science aura comblé tous les désirs, lui paraît irréalisable, en ce que ces désirs sont justement illimités et impossibles à combler. Il est beaucoup plus important de se préoccuper de l'esprit et de la vertu, sans quoi le progrès moral est délaissé au profit du progrès matériel — l'essence même de la technique.

L'opposition de ces deux points de vue est très représentative du mode de pensée de l'époque. L'un considère que la technique est moralement bénéfique, alors que l'autre la voit comme une perte de temps qui détourne l'homme de son développement «spirituel». C'est le progrès moral de l'homme qui est en jeu ici.

Les philosophes des Lumières qui discoururent sur le progrès et la technique y voyaient avant tout des controverses éthiques et politiques concernant le statut de l'homme en tant qu'homme. Voilà la distinction que je m'efforçais de mettre en lumière en définissant les axes de pensée concernant le progrès. L'humain était, à l'époque où la technique moderne a vu le jour, distinct du reste du monde vivant. Sa nature le différenciait trop des autres animaux pour qu'il en soit un. Ce n'était pas une machine sans âme, mais un être presque divin, ayant accès à la conscience, destiné à être le «maître et possesseur de la nature» (René Descartes).

Ainsi, le progrès moral de l'humain a toujours été la principale préoccupation de la philosophie en ce qui concerne la technique.

Du point de vue biologique


À partir de là, on peut s'attarder à ce qu'apporte réellement la technique quant au progrès. Du point de vue biologique, on peut considérer que cette technique est une forme d'adaptation, ce qui correspond à un progrès biologique.

En effet, l'humain a évolué de la même manière que tous les animaux, mais dans une direction jusque-là moins empruntée: l'intelligence. C'est ce plus grand potentiel cognitif qui a ouvert la porte à la technique.

Partant du principe de phénotype étendu élaboré par Richard Dawkins, cette technique n'est rien de plus qu'un autre caractère biologique, une adaptation — du cerveau, cette fois, qui permet une interaction plus poussée avec son milieu — procurant un avantage évolutif. D'une certaine façon, la construction de villes et d'outils a instauré la suprématie de l'espèce sur les autres, par sélection naturelle.

Ce progrès biologique a des impacts sur l'espèce humaine qui ne doivent pas être négligés, toutefois. En effet, l'humain reste un animal et est donc toujours lié à son environnement. Comme le fait remarquer Lester R. Brown: «Aucune économie, aussi technologiquement avancée soit-elle, ne peut survivre à l'effondrement de l'écosystème sur lequel elle s'appuie.» L'avancée de la technique a des conséquences sur l'équilibre de notre milieu, d'ores et déjà évidentes de par le monde, et qui sont très préoccupantes.

En effet, la technique, de par son statut économique, suit, parallèlement au capitalisme, une progression exponentielle, sans fin, ce qui crée un déséquilibre dans la biosphère. Aujourd'hui, la population mondiale augmente de façon aussi inquiétante — soit un accroissement annuel de 1,133 % (The World Factbook) — que le rythme auquel les autres espèces s'éteignent, victimes de la trop grande ascendance humaine sur le monde vivant. Ce genre de déséquilibres est souvent observé dans la nature, mais ils sont corrigés de façon presque mathématiquement descriptible: il y a une baisse de la population, souvent drastique, provoquée par le manque de ressources et la trop forte compétition intra-spécifique.

La population humaine est soumise aux mêmes lois, et ce fait commence à être plus concret dans certaines régions du monde, comme la Chine, où la surpopulation et la pollution dégradent les conditions de vie, ou l'Amazonie, où la déforestation et ses conséquences, comme la désertification des terres et le manque d'eau potable, rendent la vie humaine encore plus pauvre et souvent sordide.

Il va sans dire que cet étiolement des conditions de vie nuit au progrès moral de l'humain. La survie passe avant l'épanouissement spirituel. Or, c'est cette survie même que menace l'avancée illusoirement infinie de la technique. Telle qu'utilisée aujourd'hui, celle-ci finira par détruire la vie humaine, la réduisant progressivement à une lutte quotidienne pour la survie. Et croire que cette dégradation ne toucherait que les pays défavorisés est tout aussi illusoire.

Certes, ils sont les premiers touchés, mais même les pays les plus riches sont construits sur la base de l'exploitation de ressources que la technique consume présentement à un rythme effréné. Ainsi, la technique ne peut pas être synonyme de progrès moral. Elle ne saurait, d'ailleurs, rester indéfiniment synonyme de progrès biologique car il adviendra inévitablement que sa croissance s'asphyxiera elle-même: le feu de Prométhée finira par manquer de combustible.

Mais si on revient à la distinction précédemment mentionnée entre l'homme et la nature, on comprend mieux cet état de fait et il est possible d'y suggérer des solutions. Le problème réside en fait dans l'éthique de l'humain, dans sa vision anthropocentriste du monde.

Toutefois, cette «éthique», qui caractérise l'humain et modèle ses objectifs sociaux, est un produit de la conscience qui évolue avec les époques et doit aussi s'y adapter. Comme le fait remarquer Hans Jonas dans Le principe responsabilité, «la transformation de la nature de l'agir humain rend également nécessaire une transformation de l'éthique».

Or les progrès de la technique ont radicalement modifié — ou plutôt grandement accentué — l'impact de l'agir humain sur sa propre survie. La solution est donc d'adapter l'éthique en fonction de ces nouveaux paramètres, de concilier la morale aux lois de la nature dont nous dépendons. L'éthique, telle que perçue aujourd'hui, n'a pour objet que l'humain, et encore, seulement les humains qui existent présentement, ou très prochainement (cas de l'avortement, par exemple).

Les êtres vivants du futur

La technique et ses conséquences nous obligent maintenant à y inclure non seulement le reste de la biosphère mais tous les êtres vivants du futur, qui sont autant, sinon plus, affectés par l'agir humain sur le monde. C'est dans cette «solidarité d'intérêt» (Hans Jonas) que se trouve la solution au problème de la technique. En effet, selon moi, vouloir freiner son avancement «pour l'environnement» est un argument qui n'exerce aucune pression morale sur ceux qui font avancer la technique de nos jours, ce qui inclut tous les consommateurs qui cautionnent par leurs actions ce système non viable d'expansion perpétuelle. L'éducation doit intervenir de manière à ce que les humains acquièrent une vision différente, une éthique plus large et globalisante, une éthique du monde vivant, bref, qu'ils soient plus responsables.

Alors, peut-être la technique nous sera-t-elle un outil essentiel pour protéger ses propres victimes, sans lesquelles nous sommes condamnés. Ainsi, technique et progrès, qu'il soit biologique ou moral, iront de pair et ne mèneront plus nécessairement à l'autodestruction.

Si la technique n'est pas synonyme de progrès, contrairement à ce que pensait Bacon, c'est qu'elle est utilisée de telle manière qu'elle détériore la condition humaine par les conséquences qu'apporte son expansion excessive. Cela est dû à l'éthique humaine qui entre en contradiction avec l'équilibre naturel du monde. La solution serait donc de décentraliser cette éthique pour y inclure l'intégralité du monde vivant et ainsi viser la pérennité de la vie humaine, et conséquemment de ses progrès moraux.

Ainsi, la technique serait synonyme de progrès dans tous les sens du mot. Il va sans dire que modifier aussi fondamentalement la pensée de l'humanité tout entière semble pratiquement utopique.

Pourtant, des hommes, en Chine et en Amérique du Sud, de même que dans les pays les plus riches du monde capitaliste, ont depuis longtemps pris conscience, parfois brutalement, de cette nécessité. La question est de savoir si cette prise de conscience sera collectivement partagée à temps pour permettre ce changement.

***

Médiagraphie

- Gingras, Yves, Éloge de l'Homo techno-logicus, Montréal, Fides, «Les grandes conférences», 2005.

- Dawkins, Richard, The Extended Phenotype, Oxford, W. H. Freeman and Company, 1982.

- Brown, Lester R., Le Plan B. Pour un pacte écologique mondial, Paris, Souffle court éditions, 2007.

- Lovelock, James, Gaia: A New Look at Life on Earth, Oxford, Oxford University Press, 1979.

- Jonas, Hans, Le Principe responsabilité. Une éthique pour la civilisation technologique, Paris, Les éditions du Cerf, 1990.

- Bacon, Francis (1995), La Nouvelle Atlantide, traduction de Michèle Le Doeuff et Margaret Llasera, Paris, Flammarion.

- Descartes, René (1995), Discours de la méthode, texte établi et annoté par Gérald Allard, Québec, collection «Résurgences».

- Julia, Didier, Dictionnaire de la philosophie, Paris, Librairie Larousse, 1984.

- Rousseau, Jean-Jacques, «Discours sur les sciences et les arts», Wikisource, http://fr.wikisource.org/wiki/Discours_sur_les_sciences_et_les_arts, 15 avril 2010.

- The World Factbook, Central Intelligence Agency, https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/xx.html, 4 mai 2010.

***
Repost 0
Published by Yuk
commenter cet article
28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 14:02

Publié dans La Presse - le 02 mars 2011 à 07h17 | Mis à jour le 02 mars 2011 à 07h17

L'intimidation à l'école cause des dommages au cerveau. Cette découverte est... (Photo: Francis Léveillée, La Presse)

Agrandir

 

Photo: Francis Léveillée, La Presse

Marie-Claude Malboeuf
La Presse

L'intimidation à l'école cause des dommages au cerveau. Cette découverte est d'autant plus percutante que l'internet semble accentuer ces ravages. Écoles, experts et policiers font le point sur un phénomène qui les inquiète de plus en plus.

Le cerveau des jeunes sans cesse tourmentés par leurs camarades de classe fonctionne moins bien: leur mémoire est atteinte, et ils ont plus de mal à traiter certaines données.

C'est ce que révèlent les recherches de Tracy Vaillancourt, psychologue à l'Université d'Ottawa et membre de la Chaire de recherche du Canada en santé mentale des enfants et en prévention de la violence.

«Pour un enfant, être intimidé à l'école est aussi dommageable qu'être battu par ses parents, estime Mme Vaillancourt. Il faut sensibiliser les pédiatres et je souhaite contribuer à le faire.»

 

Invitée comme conférencière à l'Hôpital de Montréal pour enfants il y deux semaines, la chercheuse a pressé la Société canadienne de pédiatrie d'investiguer pour découvrir quelle proportion des jeunes patients est touchée.

«Avec ce qu'on sait aujourd'hui, on ne peut plus voir l'intimidation comme un rite de passage qui forge le caractère. Il faut exercer des pressions pour l'éradiquer», plaide-t-elle en entrevue. Comment les dommages surviennent-ils? «L'enfant intimidé déprime. Cela dérègle son taux de cortisol (l'hormone du stress) et ce dérèglement perturbe sa mémoire, entre autres choses», résume Mme Vaillancourt.

Pendant 5 ans, elle a suivi 70 adolescents victimes d'intimidation pour mesurer leur taux de cortisol et tester leur mémoire ainsi que certaines de leurs capacités cognitives. Premier constat: le taux de cortisol des garçons était anormalement élevé (signe d'un stress intense) tandis que celui des filles était anormalement bas (signe d'un système carrément sursaturé). Deuxième constat: ces élèves étaient moins performants.

S'ils éprouvent des difficultés scolaires, ce n'est pas seulement parce qu'ils fuient l'école ou qu'ils ont la tête ailleurs: leur cerveau est atteint, conclut Mme Vaillancourt.

Les dommages sont-ils imprimés pour de bon, comme chez les enfants battus? Pour le savoir, la chercheuse souhaite faire passer des IRM à ses sujets les plus atteints. Elle s'attend à découvrir que leur hippocampe, qui joue un rôle dans la mémoire, est abîmé.

Aux États-Unis, le chercheur en neurologie Martin Teicher a récemment utilisé l'IRM pour démontrer que l'intimidation endommage les neurones du corps calleux, une zone centrale du cerveau. «Puisqu'une image vaut 1000 mots, ce genre de preuve devrait aider à faire bouger les choses, espère Mme Vaillancourt. Il y a quelques années, voir le cerveau atrophié d'un enfant victime de négligence a secoué les autorités, qui ont débloqué des fonds pour mieux les protéger.»

Internet et choc post-traumatique

En attendant, plusieurs élèves vivent des situations atroces, a constaté Mme Vaillancourt au cours de ses recherches. L'une des adolescentes qu'elle suivait a par exemple vu ses camarades uriner sur ses vêtements dans le vestiaire du gymnase.

«Chaque fois qu'on revoit son agresseur, on a une réaction de peur, précise la chercheuse. Un peu comme chez les victimes de stress post-traumatique, il y a une possibilité perpétuelle que l'intimidation recommence pour la victime. Cela reste réel.»

Quand l'intimidation survient sur l'internet, ses ravages sont particulièrement dévastateurs, note de son côté Maureen Baron, responsable du dossier cyberintimidation à la commission scolaire English-Montreal. «Dans un tel cas, les victimes n'ont pas de refuge, a-t-elle exposé lors de sa conférence à l'Hôpital de Montréal pour enfants. L'intimidation survient jour et nuit, peu importe où elles se trouvent. Et puisque l'agresseur se cache, elles ne savent plus à qui faire confiance dans leur entourage.» Autre particularité: avec leurs 225 amis virtuels chacun, les jeunes sont capables de propager leur fiel à la vitesse de l'éclair. «L'image ou les mots envoyés sont susceptibles de réapparaître sans cesse. Ils sont là pour toujours», rappelle Mme Baron. Les parents ont peur que leur enfant se tue ou tue quelqu'un en voiture, dit-elle, «mais quant à moi, les jeunes ont autant besoin de mises en garde avant d'avoir accès à un ordinateur ou à un téléphone cellulaire».

«Des enfants se suicident d'un bout à l'autre du pays à cause de l'intimidation», renchérit Mme Vaillancourt. Pourquoi? Parce que les humains ont un besoin d'appartenance fondamental et biologique, répond-elle. À l'origine, la protection du groupe était essentielle à notre survie, et entretenir des relations demeure essentiel pour se développer pleinement.

Paradoxalement, c'est aussi ce besoin d'appartenance qui pousse parfois les jeunes victimes à se taire. «Les adolescents ont trop peur qu'on leur retire leurs outils de communication s'ils parlent. Ils ne peuvent pas vivre sans technologie, observe Mme Baron. Pour eux, c'est comme un cordon ombilical.»

Repost 0
Published by Yuk
commenter cet article
26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 00:46

Source: Lapresse.ca

Publié le 24 mars 2011 à 15h14 | Mis à jour le 24 mars 2011 à 15h14

 

Le vice-président du comité exécutif de Montréal responsable... (Photo: Ivanoh Demers, La Presse)

Agrandir

Le vice-président du comité exécutif de Montréal responsable de l'habitation, Michael Applebaum, a annoncé la mise sur pied d'un vaste «plan d'action régional» pour lutter contre les punaises de lit.

Photo: Ivanoh Demers, La Presse

Karim Benessaieh
La Presse

Après deux ans à observer l'ennemi, Montréal a officiellement déclaré la guerre ce matin aux punaises de lit.

Ces insectes suceurs de sang, qui ont envahi des dizaines de milliers de résidences sur l'île depuis 2008, font maintenant l'objet d'un vaste «plan d'action régional» impliquant notamment la Ville, les arrondissements, les autorités sanitaires et les associations de propriétaires et de locataires.  Concrètement, on mettra sur pied un «observatoire centralisé», un registre dans lequel seront consignées toutes les interventions des exterminateurs, qui seront dorénavant à déclaration obligatoire. Les inspecteurs municipaux auront la responsabilité de détecter ces bestioles lors de leurs interventions dans des logements. L'envoi aux ordures des matelas - gros vecteurs d'infestation - sera plus sévèrement encadré par les arrondissements. La Ville et la Direction de la santé publique se donnent en outre le mandat de mieux documenter l'infestation, de trouver les meilleures méthodes d'éradication et d'informer les Montréalais.

«Nos actions ont tout le potentiel pour réduire l'infestation, estime Michael Applebaum, vice-président du comité exécutif de Montréal responsable de l'habitation. La lutte commande un effort collectif, mais surtout coordonné. Ce n'est pas un fléau exclusivement montréalais: c'est tout le Québec qui va profiter de notre expertise.» Aucun budget supplémentaire n'a été annoncé, M. Applebaum estimant que les ressources actuelles devraient suffire à la mise en oeuvre de ce plan d'action. Les deux principales mesures, le registre et l'obligation de déclarer les infestations, devraient être mises en place dès juin prochain.

Un adversaire résistant

 

Selon un sondage réalisé en 2010 par la santé publique, près de 3% des ménages montréalais - soit 40 000 personnes - auraient eu des punaises de lit dans les 12 derniers mois. Il ne s'agirait cependant que de la pointe de l'iceberg selon la plupart des experts, le phénomène ayant tendance à être sous-déclaré. «Les punaises peuvent entraîner des problèmes de santé physique et mentale, dit le Dr Richard Lessard, directeur de santé publique. La honte peut inciter les gens à s'isoler, tandis que d'autres peuvent utiliser des insecticides dangereux pour leur santé.»

La principale cause de cette infestation, qui touche en fait des régions entières de l'Amérique du Nord, c'est la résistance des punaises de lit aux insecticides utilisés par les exterminateurs. La DSP aura le mandat de mener des projets pilotes pour développer des méthodes efficaces, surtout dans les cas d'infestations persistantes. «Les techniques doivent être raffinées, dit le Dr Lessard. C'est pour ça qu'on prône une certification spécifique des exterminateurs.»

L'annonce du plan d'action a été plutôt bien accueillie par le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ), notamment la mise sur pied du registre, demandée depuis belle lurette. «C'est tardif, mais mieux vaut tard que jamais, dit France Émond, porte-parole. La déclaration obligatoire, c'est également un bon départ.»

L'organisme déplore cependant l'absence de fonds supplémentaires liés au plan. «J'ai demandé un millier de dépliants d'information pour les distribuer aux locataires, on m'a dit 'Désolé, il n'y a pas assez de budget', rapporte la porte-parole. On manque déjà d'inspecteurs pour la salubrité: si on n'ajoute pas des fonds, on ne pourra pas agir.» On souhaite également que la Ville puisse intervenir et aller jusqu'au bout quand un propriétaire récalcitrant refuse de faire appel aux exterminateurs. Enfin, on demande qu'un protocole «uniforme» soit adopté pour l'éradication de ces parasites.

«30 000 clochards» à aider

Conseiller du parti de l'opposition Projet Montréal, Carl Boileau, lui-même ex-exterminateur, fait la même demande. Il estime que l'incompétence de certaines entreprises est «le nerf de la guerre». «C'est tellement complexe, s'attaquer aux punaises de lit. Beaucoup d'exterminateurs s'improvisent spécialistes, c'est n'importe quoi.» Une intervention réussie, précise-t-il, doit comporter trois visites, deux pour le traitement, une pour l'inspection.

Pour arrêter le fléau, il est important de «faire le travail correctement», explique Harold Leavey, des Entreprises Maheu Extermination. «Il n'y a pas de produit miracle. Il faut vérifier les logements voisins, être minutieux. Les gens doivent être bien informés: il faut rapporter l'infestation rapidement, ce n'est pas une honte. Mais souvent, les locataires ont peur de se faire mettre dehors de leur logement.»

Un des aspects méconnus du problème, c'est l'intervention auprès des sans-abri, estime le professionnel. «Il faut aider les refuges. Il y a 30 000 clochards à Montréal, ils se retrouvent dans les métros, les bibliothèques, et il y a de plus en plus d'institutions qui sont infestées.»

Repost 0
Published by Yuk
commenter cet article
17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 03:00

 

     

 Source: http://www.viktorfrankl.org/e/logotherapy.html

 

The development of Logotherapy and Existential Analysis dates back to the 1930s. On the basis of Sigmund Freud's Psychoanalysis and Alfred Adler's Individual Psychology the psychiatrist and neurologist Viktor Emil Frankl (1905-1997) laid down the foundations of a new and original approach which he first published in 1938. Logotherapy/Existential Analysis, sometimes called the "Third Viennese School of Psychotherapy", is an internationally acknowledged and empirically based meaning-centered approach to psychotherapy.

In Logotherapy/Existential Analysis (LTEA) the search for a meaning in life is identified as the primary motivational force in human beings.

Frankl's approach is based on three philosophical and psychological concepts:
  • Freedom of Will
  • Will to Meaning, and
  • Meaning in Life
 

According to LTEA humans are not fully subject to conditions but are basically free to decide and capable of taking their stance towards internal (psychological) and external (biological and social) conditions. Freedom is here defined as the space of shaping one's own life within the limits of the given possibilities. This freedom derives from the spiritual dimension of the person, which is understood as the essentially human realm, over and above the dimensions of body and of psyche. As spiritual persons, humans are not just reacting organisms but autonomous beings capable of actively shaping their lives.

The freedom of the human person plays an important role in psychotherapy, in that it provides clients with room for autonomous action even in the face of somatic or pschological illness. And it just that resource which enables clients, in the context of the techniques of Paradoxical Intention and Dereflection, to cope with their symptoms and to regain control and self-determination.
 

Human beings are not only free, but most importantly they are free to something - namely, to achieve goals and puposes. The search for meaning is seen as the primary motivation of humans. When a person cannot realize his or her "Will to Meaning" in their lives they will experience an abysmal sensation of meaninglessness and emptiness. The frustration of the existential need for meaningful goals will give rise to aggression, addiction, depression and suicidality, and it may engender or increase psychosomatic maladies and neurotic disorders.

Logotherapy/Existential Analysis assists clients in perceiving and removing those factors that hinder them in pursuing meaningful goals in their lives. Clients are sensitized for the perception of meaning potentialities; however, they are not offered specific meanings. Rather, they are guided and assisted in the realization of those meaning possibilities they have detected themselves.
 

LTEA is based on the idea that meaning is an objective reality, as opposed to a mere illusion arising within the perceptional apparatus of the observer. This is in contrast to the so-called "Occupational and Recreational Therapies" which are primarily concerned with diverting the clients' attention from disturbed or disturbing modes of experience.

According to LTEA humans are called upon, on the grounds of their freedom and responsibility, to bring forth the possible best in themselves and in the world, by perceiving and realizing the meaning of the moment in each and every situation. In this context it must be stressed that these meaning potentials, although objective in nature, are linked to the specific situation and person, and are therefore continually changing. Thus LTEA does not declare or offer some general meaning of life. Rather, clients are aided in achieving the openness and flexibility that will enable them to shape their day-to-day lives in a meaningful manner.

 
 
 


Paradoxical Intention
Indications: mainly compulsive disorders and anxiety, also vegetative syndromes.
Guided by the physician or therapist, clients learn to overcome their obsessions or anxieties by self-distancing and humorous exaggeration, thus breaking the vicious circle of symptom and symptom amplification.

Dereflexion
Indications: Sexual disorders and sleeplessness, also anxiety disorders.
Instinctive, automatic processes are impeded and hindered by exaggerated self-observation. By the same token, some mild and well-founded sensations of anxiousness or sadness will be increased and amplified by self-observation, making them more noticeable and engendering even more intense observation. It is the purpose of dereflexion to break this neuroticizing circle by drawing the client's attention away from the symptom or the naturally flowing process.

Socratic dialogue / modification of attitudes
Certain attitudes and expectations may be obstacles to meaning fulfillment. They can alienate a person from the meaning potentialities in his or her life, thus accentuating neurotic disorders, or even producing them via repeated maldecisions and formation of behavior patterns.

It is important to note that the therapist or physician must refrain from imposing his or her own values or meaning perceptions. Rather, clients are guided to perceive their unrealistic and counterproductive attitudes and to develop a new outlook that may be a better basis for a fulfilled life.

Socratic dialogue is a conversational method frequently used by logotherapists. Specific questions are aimed to raise into consciousness the possibility to find, and the freedom to fulfill, meaning in one's life. In the philosophical setting this technique of guiding by questioning was introduced by Socrates, who characterized it as a sort of "spiritual midwifery".
 
 
 


Logotherapy
The greek word "logos" is here used in the sense of "meaning"; the equally valid translations, "word" or "rational order" are not helpful in explaining the tenets of LTEA. In particular, the logotherapist is not attempting to persuade the client by logical reasoning; rather, they assist the clients in detecting their specific and individual meaning.

Logotherapy is applied therapy on the basis of the psychological-anthropological model developed by Viktor Frankl.

Existential analysis
EA may be understood as the philosophical and scientific basis of logotherapy as well as an essential part of a therapy proper.

Basically, existential analysis means analysis with respect to existence, or "explication of existence" with consideration of a self-responsible, self-realized and humane life.

In "general existential analysis" the pursuit of meaning is discussed and identified as a basic motivation in humans, and arguments are provided that demonstrate the fundamental possibility of finding meaning in life. On this basis the therapeutic effects of a successful search for meaning may be explained.

In "special existential analysis" the specific, individual life of a person or a group is probed for the possible existential roots of a mental or psychological disorder. In this context it provides the basis for a logo-therapy as a specific therapy proceeding via the "existential core". Thus the therapeutic value of existential analysis lies in the elucidation of the concrete existential situation and the preparation for giving assistance in the - autonomous - search for meaning.

For more info, please visit this Web site: Source: Encyclopédie de l'Agora - http://agora.qc.ca/Dossiers/Viktor_Frankl

Repost 0
Published by Yuk
commenter cet article